L’union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire

Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017

Jean-Paul Bénetière, L’union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire. Déconfessionnalisation, autogestion, crise et résistance au "recentrage" (1944-1988), Rennes, Presses universitaires de Rennes, collection Pour une histoire du travail, 2017, 306 pages

Ouvrage publié avec le soutien de l’Université Rennes 2 et de la Fondation Jean Jaurès.

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Présentation :

Comment comprendre l’évolution de la confédération CFTC-CFDT de 1944 à 1988, période où elle est passée d’un syndicalisme chrétien réformiste à un syndicalisme qui reconnaît la lutte des classes pour transformer la société, avant de revenir à un syndicalisme réformiste ? Ce retour au réformisme s’est fait au travers de deux « recentrages ». Quelle a été la nature de ces recentrages ? Comment et pourquoi ont-ils été décidés par les organismes confédéraux et vécus et acceptés ou non par les organisations de la CFDT ? Quelle est au fond l’identité de la CFDT dans la période choisie ?

Ce sont les principales questions auxquelles l’auteur tente d’apporter des réponses à travers l’étude de l’histoire de l’union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire. Ses directions successives, leurs lignes politiques plus ou moins proches des lignes confédérales, les hommes et les femmes qui en ont fait partie. Ses syndicats et leur implantation dans les différents milieux professionnels. Les projets et les conflits qui la traversent. Ses rapports avec les autres organisations syndicales et les partis politiques dans le Loire. Les luttes que ses organisations ont menées, le plus souvent dans le cadre d’une unité d’action avec la CGT. Le développement qu’elle a connu des années 1950 aux années 1970 avant de plonger dans une crise généralisée dans les années 1980. Pour mener à bien cette étude l’auteur a confronté les données des sources écrites aux témoignages de quatre-vingts militants.



La présentation de l’ouvrage sur le site des Presses universitaires de Rennes (en lien)

Présentations de l’ouvrage 1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire

Maurice Bedoin présente son ouvrage 1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire (Actes graphiques, 2017, 288 pages, 24 euros) :

  • Le jeudi 8 juin, à 19 heures, à la Maison du Parc à La Talaudière (rencontre organisée par la Maison du patrimoine et de la mesure).
  • Le vendredi 16 juin, à 19 heures à la librairie Lune et l’autre à Saint-Étienne (19 rue Pierre Bérard)



Entrée(s) libre(s)

Deuxième retour sur les 4e RHO (15 juin 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

L’émission est consacrée à un retour sur la deuxième session des 4e Rencontres d’histoire ouvrière, organisée autour de la thématique « Les syndicalistes face à la Grande Guerre ».

Les résumés sont disponibles à la page suivante (en lien).

Avec Daniel Durand et Jean-Michel Steiner

Diffusion le jeudi 15 mai 2017 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Un troisième retour sera probablement diffusé à la rentrée, consacré à la session du samedi matin.

1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire

Saint-Étienne, Actes graphiques, 2017

Maurice BEDOIN, 1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire, Saint-Étienne, Actes graphiques, 2017, 288 pages


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Maurice Bedoin présente son ouvrage le jeudi 8 juin à la Maison du Parc à La Talaudière 19 heures (rencontre organisée par la Maison du patrimoine et de la mesure).

Premier retour sur les 4e RHO (18 mai 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

L’émission est consacrée à un retour sur la première matinée des 4e Rencontres d’histoire ouvrière, organisée autour de la thématique « Ouvrières, ouvriers et entreprises dans la Grande Guerre ».

Les résumés sont disponibles à la page suivante (en lien).

Avec Jean-Michel Steiner et Jean Lorcin

Diffusion le jeudi 18 mai 2017 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Un deuxième retour est prévu le jeudi 15 juin, et portera sur la session du vendredi après-midi.

Un troisième retour sera probablement diffusé à la rentrée, consacré à la session du samedi matin.

Rencontre à la librairie Lune et l’autre avec Yves Meunier le vendredi 5 mai (19 heures)

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L’Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO (jeudi 20 avril 2017)

Diffusion à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain 8 heures

Projection « La Sociale » à l’EN3S le lundi 3 avril (17h30)

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L’Union Départementale CGT de la Loire, l’Institut d’Histoire Sociale CGT de la Loire Benoit Frachon, les Amis de l’Humanité Loire en partenariat avec l’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (EN3S) vous invitent à la projection du film « La Sociale » le :

Lundi 3 Avril à 17h30
À l’EN3S
27 Rue des Docteurs Charcot
42100 Saint-Étienne

La projection gratuite du film, dans ce haut lieu de formation des Cadres de la Sécurité Sociale de renommée internationale, sera suivie d’un débat avec la participation de son réalisateur Gilles PERRET.

Journées d’étude « Les pollutions en héritage » à l’Université Jean Monnet (30-31 mars 2017)

Journées d’étude
Les pollutions en héritage : quelle résilience dans les territoires (post-)industriels ?
30 & 31 mars 2017
Université Jean Monnet, site Denis Papin, salle A019

Le programme des journées en lien : cliquez ici

Une visite du site Novaciéries à Saint-Chamond est proposée le vendredi 31 après-midi.

Inscriptions jusqu’au 22 mars (voir programme en lien)

La fresque de Berthon à la Bourse du Travail de Saint-Étienne enfin dévoilée

Avenir (Auguste Berthon) [format medium]


Auguste Jean Eugène Berthon (1858-1922), Avenir, décor de fond de scène pour la Bourse du Travail de Saint-Étienne marouflé sur toile, 11 x 5,5 mètres, 1907, photographie de Florian Kleinefenn, © Musée de la mine – Ville de Saint-Étienne


La grande fresque de la Bourse du Travail de Saint-Étienne enfin révélée.

Dans le cadre de la collecte de documents allégoriques représentant le travail dans les espaces publics de la région stéphanoise entreprise à l’initiative de Philippe Peyre, conservateur du Puits Couriot / parc-musée de la mine de Saint-Étienne, dans le contexte de la 10° Biennale du Design, nous pouvons avoir à nouveau une vue d’ensemble de la grande fresque qui orne le fond de la salle des conférences de la Bourse du Travail. L’œuvre, de dimensions imposantes (11 x 5,5 m), est un décor de fond de scène marouflé sur toile… invisible depuis 1973.

En effet depuis cette date elle est masquée par un mur de parpaing construit à moins d’1m50 et interdisant tout vision globale. Elle est de plus salie par des projections de plâtre et maculée par des inscriptions à la craie et au crayon. Lors de l’exposition organisée par les Archives municipales en 2004 pour le centenaire de la première inauguration du bâtiment du cours Victor Hugo, nous avions demandé, en vain, la destruction de ce mur. Grâce à la technique numérique il a été possible de contourner l’obstacle. Le photographe Florian Kleinefenn a réalisé un peu plus de 60 photographies prises par à 1,1 m de distance puis remonté l’ensemble pour nous donner à voir l’œuvre réalisée par le peintre Berthon il y a 110 ans [1]. Le résultat est étonnant, malgré les légers manques sur les côtés et sur le haut dus à la présence de quelques poutrelles qui ont gêné le travail du photographe.

Nous continuerons néanmoins à solliciter les élus et les services municipaux pour que ce mur soit détruit et que soit enfin rendue aux Stéphanois une œuvre qui leur appartient.

La Bourse du Travail de Saint-Étienne, bâtiment emblématique de la ville, a connu une histoire complexe. Projet amorcé dès les années 1870, installé le 14 juillet 1888 dans l’ancien siège de la banque de France place Marengo (aujourd’hui place Jean Jaurès), il déboucha sur l’édification cours Victor Hugo, entre 1901 et 1906, d’un véritable “Palais du Travail” connu de tous les Stéphanois comme la Bourse du Travail. Jean-Michel Steiner a consacré deux articles pour mettre au jour les étapes de cette construction (Steiner 2002, Steiner 2011). L’imbroglio qui entoure cette longue gestation est illustré par le fait qu’il aura fallu trois inaugurations pour satisfaire toutes les expressions du monde ouvrier stéphanois du début du XX° siècle. Le 14 février 1904, le congrès socialiste essuya les plâtres de la grande salle de conférences au cours d’une soirée qui s’acheva en pugilat généralisé ; le 14 juillet 1906, les syndicats quittant le siège de la première Bourse rejoignirent en cortège, avec drapeaux et musiques, l’aile nord du bâtiment qu’ils durent, bon gré mal gré, partager avec les sociétés de secours mutuels lesquelles occupèrent l’aile sud le 23 juin 1907.

Tout aussi compliqués ont été les débats autour de l’ornementation. Il ne semble pas que le Conseil Municipal ait eu à l’origine des intentions claires à ce sujet. En 1881, le maire Victor Duchamp se contentait de prévoir :

« Une salle très sobrement ornée. Des tables portant les noms des hommes illustres dans les arts et les sciences, les dates des grands faits historiques, des formules scientifiques, des cartes géographiques et astronomiques, des travaux synoptiques, quelques bustes, médaillons et portraits constitueraient toute la décoration ».

Le 2 juin 1906, le maire ouvrier Jules Ledin, afficha son souci d’élever la sensibilité prolétarienne :

« Une ville de l’importance de Saint-Etienne peut bien, il me semble, se payer le luxe de la décoration d’une salle destinée à recevoir toute la démocratie. Ce n’est pas une raison parce que son public ordinaire sera composé d’ouvriers pour en bannir les œuvres d’art ».

Cependant les réalités financières l’entraînèrent à réduire ses ambitions :

« Dès qu’il s’agit d’œuvres d’art, vous le savez, il est difficile de fixer un prix. S’il suffisait de confier à n’importe qui ces travaux de décorations, je connais plus d’un barbouilleur qui s’en chargerait à très bon marché ; mais si l’on devait par contre les faire exécuter par un Puvis de Chavannes, il n’est pas douteux que la dépense absorberait des sommes énormes. (...) Notre but est d’orner de peintures décoratives la Salle de Conférences pour le régal des yeux, mais on ne saurait trop insister pour donner à ces travaux un caractère véritablement artistique ».

Il semble que c’est sous la pression d’artistes intéressés que l’on en vint peu à peu à des décorations. Sans projet d’ensemble mais au coup par coup. La commission d’architecture et de la voirie avait examiné le 2 février 1905, 5 projets pour la décoration de la frise et de la corniche de la grande salle. Il s’agissait en l’occurrence de juxtaposer les « armes parlantes des anciennes corporations sur des feuillages ». Un an plus tard, le 9 février 1906, le conseil municipal décida de se porter acquéreur du groupe sculpté La Grève, réalisé par un immigré italien Zan, ainsi que du buste de Benoît Malon. Au fond de la grande salle de conférences, le mur, large et haut, pouvait se prêter à la réalisation d’une fresque. Le 2 juin 1906, Jules Ledin annonçait :

« La Commission d’Architecture, réunie le 19 avril dernier, a décidé que des peintures décoratives encadrant les deux à-côtés de scène de la grande salle, et faisant suite aux deux panneaux allégoriques précédemment offerts par M Berthon, seraient confiés au même artiste ».

Certains conseillers, s’étonnèrent que Berthon soit traité comme le peintre “officiel” de la Municipalité. Des concurrents se manifestèrent. Le 14 février 1907, le directeur de l’école des Arts industriels adressa une lettre au Conseil Municipal, prenant d’abord soin de justifier sa candidature, il proposa, après avoir visité le bâtiment, la réalisation d’une fresque :

« Exerçant ici depuis 15 ans [je me suis] suffisamment identifié aux aspirations de la classe laborieuse, la seule méritante, pour prétendre interpréter ses sentiments. (...) La grande surface du fond de la salle des conférences demande une page importante par ses dimensions, large par ses vues humanitaires, en harmonie avec l’âme même du monument, vibrant avec lui et résumant autant que possible les préoccupations très légitimes à l’ordre du jour du pays républicain ».

Il annonçait alors un programme, intitulé l’Humanité, allant dans ce sens :

  1. La protection et l’instruction de l’enfant sans défenseur ;
  2. Le soulagement de l’homme vaincu par les fatalités de la vie ;
  3. Le relèvement - par la Société - de la femme tombée, le plus souvent honnêtement, paria selon les lois humaines et cependant corvéable dans sa personne et dans celle du fruit de ses amours ;
  4. L’adoucissement des derniers jours des vieux, privés d’appui et condamnés à la misère finale ;
  5. La suppression, chez tous les peuples des crimes de la guerre commis au nom de la civilisation ;
  6. L’encouragement aux travaux intellectuels (lettres, sciences et arts) qui élèvent l’homme au-dessus des matérialités animales et lui apportent les joies supérieures du vrai et du beau.



Après avoir constaté qu’il restait 50 000 F non employés dans le budget, l’artiste se proposait de mettre en scène un programme artistique dénonçant l’exploitation et les maux qui touchaient le prolétariat. La teneur pessimiste du projet déplut-elle au Conseil ? Ses intentions furent-elles jugées trop abstraites ? Pas assez “stéphanoises” ? Ou bien entendait-on donner l’avantage au peintre Berthon avec lequel on avait déjà traité secrètement ? Le 22 février une commission extra-municipale s’était tenue dont les conclusions furent révélées lors du conseil municipal du 4 juin 1907 :

« Cette commission a procédé à l’examen des maquettes déposées à la mairie et, en considérant qu’une telle décoration doit avoir un caractère d’enseignement et d’avenir et, qu’une Bourse du travail est une institution d’avant-garde et que la décoration doit y avoir, par là même, les qualités d’un art de même tendance, elle a cru devoir rejeter, malgré ses réelles qualités d’exécution, le projet portant la mention “L’Humanité s’éveille”. L’autre projet “Avenir” a paru, au contraire, représenter une recherche plus conforme à celle de nos novateurs avisés ».

Le maire Plantevin, successeur de Ledin, avait signé dès le 31 mai 1907, le traité de gré à gré qui définissait ce que l’on attendait de Berthon et qui allait devenir la peinture du fond de scène :

« Le motif général - 11 mètres sur 5,5 mètres - sera intitulé “Avenir” et se composera :

1. À droite d’un groupe de mineurs sortant du travail. Au premier plan un mineur, son fils sur l’épaule et hâtant le pas ; un peu en arrière un attelage de bœufs conduit par un travailleur, se détachant sur un puits en pleine activité ;
2. Au milieu, un groupe de terrassiers faisant corps avec cette première partie de la composition ;
3. Au fond, les montagnes barrées par la fumée des cheminées des usines obstruant la lumière, et donnant à cette partie du tableau un aspect de fournaise ;
4. À gauche, le repos absolu, un groupe de plusieurs enfants attendant les parents qui ont peiné toute la journée. A l’arrière plan, la grand mère apprenant à lire aux bambins et donnant ses soins au dernier-né. Au fond, le chef de la famille taillant un arpent de vigne.

Cette composition, se détachant sur des silhouettes ensoleillées et une maisonnette de simples artisans - par le ton général symbolisant la quiétude - sera entourée d’une fuite aux tons adoucis faisant valoir le motif ».



Philippe Peyre, directeur du Puits Couriot / parc musée de la mine de Saint-Étienne, a fait remarquer que Berthon n’avait pas entièrement respecté le programme puisque « le groupe d’ouvriers entre les mineurs et le travail éducatif des femmes n’est pas un groupe de terrassiers mais un groupe d’ouvriers métallurgiques cingleurs, qui travaillent avec des barres de fer pour supprimer des scories sur des taques de fonte ». Pour les besoins de sa composition, le peintre Berthon a donc transposé en extérieur un travail d’atelier, normalement situé en intérieur...

Au total le projet Berthon apparaît plus proche d’une certaine “réalité” stéphanoise - le mineur et le puits de mine - auquel on adjoignait un souci d’exalter la ruralité - l’attelage de bœufs conduit par un travailleur - révélateur de la mentalité d’une classe ouvrière qui n’avait pas coupé ses liens avec la campagne et qui ne désespérait pas de “retourner à la terre” pour échapper au bagne industriel. À l’image de ses représentants : une classe politique “radicale-socialiste” qui exaltait l’idéal du petit producteur, des syndicalistes parfois influencés par les idées proudhoniennes. Deux facettes de la grande ville ouvrière. Deux mondes qui se côtoyaient, qui n’étaient pas loin de partager le même horizon et qui s’entendaient fort bien en certaines occasions.

Références bibliographiques

Steiner Jean-Michel (2002), « La création de la Bourse du Travail de Saint-Étienne - 1889-1906. Espoirs et inquiétudes de la “grande ville ouvrière” au miroir d’un bâtiment », Patrimages n°2 – Créations et solidarités dans la grande ville ouvrière (Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2002).
Steiner Jean-Michel (2011), « Construire un bâtiment pour la Bourse du travail de Saint-Étienne. Un enjeu politique et idéologique dans une grande ville ouvrière (1888-1907) », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 116-117 « Aux sources de l’histoire syndicale française. Retour sur les Bourses du Travail. », juillet - décembre 2011 (en ligne)



[1] Le peintre Auguste Jean, Eugène, Berthon (1856-1922), fils de Hughes Auguste, dessinateur et photographe, a été formé à l’école des beaux-Arts de Lyon. Il a été notamment directeur général du musée de Saint-Étienne en 1890 et peintre officiel de la Marine en 1904 (Jacques Beauffet, Dictionnaire des artistes foréziens du XIXe siècle, Saint-Étienne, Ceysson, 2015).
[2] Un fait peut expliquer la propagation d’une telle rumeur : lorsque le 25 avril 1906 Jeanne, Louise, aînée des enfants d’Auguste et Victorine Plantevin, née le 10 juillet 1885 à Saint-Étienne, épousa Edmond, Eugène Gratian, à Saint-Étienne… Auguste Berthon figurait parmi les témoins. Plantevin était alors premier adjoint de Jules Ledin.

Présentation de l’inventaire des archives Manufrance et conférences à la Préfecture le 28 mars 2017

MANUFRANCE, histoire et archives 1885-2003

Les Archives départementales de la Loire organisent le mardi 28 mars à partir de 18 heures une présentation de l’inventaire des archives de Manufrance à la salle des fêtes de l’Hôtel du Département à Saint-Étienne.

L’entrée est gratuite et sur inscription avant le 23 mars à la page suivante : http://www.loire.fr/jcms/lw_1169761/conference-l-epopee-manufrance

Présentation du site des Archives :

Pendant sept ans, pas moins d’une vingtaine d’agents des Archives départementales ont été mobilisés pour traiter les archives d’une des plus grandes entreprises de la Loire : Manufrance. Réparties dans plus de 8 000 boîtes occupant plus de 800 mètres d’étagères aux Archives départementales de la Loire, ces documents font désormais l’objet d’un inventaire de plus de 500 pages accessibles à tous, chercheurs comme curieux.

Consultez l’inventaire en ligne à partir du mercredi 29 mars ou rendez-vous en salle de lecture des Archives départementales de la Loire pour une consultation sur place de l’ensemble du fond Manufrance.



Le programme du mardi 28 mars est le suivant :

Table ronde "Les épisodes médiatiques de la « fin de l’aventure Manufrance » ainsi que l’entreprise d’aujourd’hui", avec Georges Ziegler (1er vice-président du Département de la Loire et ancien journaliste) et Carole Tavitian, directrice de Manufrance.

Conférences :

Toni Caporale, docteur en histoire : Présentation des archives Manufrance, leur intérêt et les grands thèmes de recherches historiques qui peuvent être approfondis à partir de ces documents.

Michelle Zancarini-Fournel, professeur émérite de l’Université Lyon I, Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA) : "La rationalisation du travail à la Manufacture d’armes et cycles de Saint-Étienne dans le premier XXe siècle"

Biennale : La saga Canson et Montgolfier au Musée d’art et d’industrie (samedi 25 mars 2017)

Le samedi 25 mars, journée de projection et de débats autour des films de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard

Musée d’Art et d’Industrie (2 Place Louis Comte - 42000 Saint-Étienne)
Projections organisées le 25 mars 2017
Horaires : 3 films, projetés respectivement à 10h, 14h et 17h
Tarif : droit d’entrée au musée d’Art et d’Industrie

En présence du sociologue Bernard Ganne

Ces films retracent trois phases de l’entreprise papetière Canson et Montgolfier. De la prospérité d’après-guerre jusqu’au redéploiement mondial, de l’Ardèche à l’Asie.

3 films en 3 volets :

  • 1er volet : L’entreprise familiale du village papetier. Appartenances ou la PME familiale des années 1970-80 (1989/1996, 85 minutes), à 10 heures
  • 2e volet : L’entreprise flexible du management participatif. Rumeurs d’Ateliers : vous avez dit flexible ? ou l’entreprise participative des années 1980-90 (1992, 115 minutes), à 14 heures
  • 3e volet : la firme se mondialisant : l’implantation en Chine. Annonay (France) / Qingdao (Chine) : chronique d’une mondialisation ou la firme des années 1990-2000 s’implantant en Asie (1997, 48 minutes), à 17 heures



En avant-goût : un atelier de travail à partir de ces films est organisé le mercredi 22 mars, de 10h à 17h dans le local d’In situ, au 40 rue de la République, à Saint-Étienne (présentation à 14 heures de la recherche par Bernard Ganne)

Plus d’informations : https://insitucmw.sciencesconf.org/

Conférence de l’Institut du Travail : Fanny GALLOT, « Les ouvrières à l’épreuve du féminisme et du syndicalisme »

Conférence de Fanny Gallot : « Les ouvrières à l’épreuve du féminisme et du syndicalisme »

Le mercredi 22 mars 2017, 18 heures
Université Jean Monnet, Saint-Étienne, campus Tréfilerie, amphithéâtre E01
Entrée libre

Argumentaire

Comment les ouvrières se sont-elles situées par rapport au féminisme et au syndicalisme des années 1968 au très contemporain ? L’enjeu de cette conférence est de revenir sur ces questions à travers notamment les exemples de Chantelle (Loire-Atlantique) et de Moulinex (Basse-Normandie).

Dans les années 1970, tandis que les féministes cherchent à s’adresser aux ouvrières, comment ces dernières les reçoivent-elles ? Quelles sont alors les orientations des organisations syndicales comme la CGT ou le CFDT à ce sujet ?

Tandis que les deux confédérations marquent leurs distances vis-à-vis du féminisme qui se massifie alors, des militantes d’extrême-gauche établies en importent les idées et les pratiques à l’usine. Alors même que la plupart des ouvrières en rejettent l’appellation, notamment pour marquer leur appartenance à la classe ouvrière, dans le quotidien de l’usine les ouvrières échangent sur leurs vies privées, faisant de ces moments de travail des moments d’entraide et d’échange.

Par ailleurs, c’est également l’investissement syndical ouvrières qui sera abordé et notamment le choix qu’elles font le plus souvent de militer à l’usine plus que de prendre des responsabilités dans le syndicat.

Fanny Gallot est maîtresse de conférence à l’Université Paris Est Créteil. Elle est l’auteure de l’ouvrage En découdre, comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, paru à la Découverte en 2015 et a coordonné avec Ludivine Bantigny et Fanny Bugnon un ouvrage intitulé Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes !, Le genre de l’engagement dans les années 1968 qui va sortir prochainement aux Presses Universitaires de Rennes. Ses recherches portent sur le travail au prisme du genre, le syndicalisme, les féminismes.

Exposition et table-ronde « Industrie en héritages : entre paysage et architecture » à la BU Tréfilerie (Biennale OFF)

Du jeudi 9 mars au samedi 8 avril 2017
À l’atrium de la bibliothèque universitaire Tréfilerie
Entrée libre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE : INDUSTRIES EN HÉRITAGES : ENTRE PAYSAGE ET ARCHITECTURE - « Usines, cités et jardins ouvriers en Auvergne-Rhône-Alpes, une appropriation des lieux »

Exposition réalisée par le service de l’Inventaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Sur une proposition de la Faculté de sciences humaines et sociales et de la Bibliothèque universitaire Tréfilerie

Commissaire d’exposition : Nadine Halitim-Dubois, chercheur, Région Auvergne-Rhône-Alpes, Direction de la culture et du Patrimoine, Service Patrimoines et Inventaire général

Le propos de l’exposition est de retracer à l’échelle de la Région les grandes thématiques qui ont marqué son histoire industrielle en présentant des sites emblématiques.

Argumentaire : L’exposition interrogera cette industrie caractérisée à la fois par son omniprésence sur le territoire et par sa très grande diversité, à travers quatre grands parcours qui nous permettront une découverte de sites emblématiques de la métallurgie, de la mine, du textile, de la chimie. Ces paysages sont façonnés par l’activité industrielle, regroupant l’architecture mais également la topographie, les voies de communication et leur impact sur le territoire. Il s’agit non seulement de retracer une histoire de ces lieux, qui s’inscrivent de manière diachronique dans un territoire, tout en les replaçant dans une histoire régionale de l’industrialisation/désindustrialisation, mais aussi de proposer une réflexion sur leur devenir lié au regard que l’on porte sur eux. Selon le contexte sociologique, économique, politique..., différentes attitudes sont possibles : nostalgique / relique - effacement / démolition - valorisation / reconversion - appropriation.

Scénographie autour de 4 grands parcours :

Paysages : continuité-discontinuité, réseaux, communication
Interface : abords des sites : cité-jardin, patrimoine vivant
Dedans - dehors : vide et plein (diptyque), présence - lumière
Architecture - autour de la forme, d’un style, d’un modèle

Photographes Inventaire : Jean-Marie Refflé, Eric Dessert, Thierry Leroy, Jean-Michel Perrin, Martial Couderette, Christian Parisey, Roger Choplain et Roland Maston, Philippe Hervouet.



Table-ronde le mardi 14 mars 2017 au kiosque de la BU Tréfilerie sur la thématique « Les paysages culturels industriels », de 16 heures à 18 heures.

Inauguration officielle de l’exposition le mardi 14 mars 2017 à 18 heures 30

Lien vers la page dédiée sur le site de l’Université Jean Monnet

Émission sur l’exposition « Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017 » (16 mars 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Autour de l’exposition « Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017 » au Puits Couriot Parc-musée de la mine (Biennale du design 2017 Working Promesse)

Avec Michel Rautenberg, Jean-Michel Steiner et Philippe Peyre (directeur du Musée de la Mine de Saint-Étienne)

Diffusion le jeudi 16 mars 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

Compte-rendu des 4e RHO

Une centaine de personnes ont assisté les 20 et 21 janvier dernier aux 4e Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne. Nous les remercions chaleureusement, ainsi que nos partenaires (la Ville de Saint-Étienne et les Archives municipales, le Centre Max Weber, l’IHS-CGT de la Loire Benoît Frachon, le CEDMO 42, Radio Dio, la librairie Lune et l’autre), la Mission du Centenaire, et l’ensemble des intervenants pour leur travail de recherche et de restitution.

[AJOUT] Maurice Bedoin, membre du GREMMOS, intervenant lors des journées et l’un des présentateurs réguliers de l’émission « Mémoires vivantes » sur RCF Saint-Étienne, a rendu compte d’une partie des propos de nos journées (cliquez sur le lien)

Une suite sera donnée à nos journées par la publication des actes dans un avenir proche. Une souscription sera lancée pour l’occasion. Plus d’informations à suivre dans quelques temps !

Et surtout, les 5e Rencontres d’histoire ouvrière, prévues pour le début de l’année 2018. Là encore, plus d’informations dans un proche avenir.

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Cliché de Roger Fraisse


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Cliché de Jean-Michel Steiner


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Cliché de Jean-Michel Steiner

« Pauvre mineur, mineur joyeux » avec Jean-Paul Gaschignard (16 février 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

« Pauvre mineur, mineur joyeux... » avec Jean-Paul Gaschinard

Avec Maurice Bedoin, Jean-Paul Gaschignard

L’émission de ce mois de février s’intéresse à l’ouvrage paru en 2016, dédié aux chansons et aux poèmes écrits sur les mines et les mineurs de la Loire entre 1815 et 1914.

Pour une présentation de l’ouvrage sur le site du Musée de la Mine (éditeur de l’ouvrage), cliquez sur le lien.

Diffusion le jeudi 16 février 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

« 1935, la municipalité stéphanoise au pays des Soviets » (samedi 18 mars 2017)

Conférence d’Histoire & Patrimoine de Saint-Étienne
Au Musée du Vieux Saint-Étienne
Samedi 18 mars 2017, 14h30 à 16h
Entrée libre dans la limite des places disponibles (venez tôt !)

Par Jean-Michel Steiner

Exposition « ZOOM ! Angénieux : changez d’optique » au MAI (Biennale)

Investi dans l’étude des entreprises du territoire et de leur savoir-faire, le musée d’Art et d’Industrie présente le récit d’une aventure industrielle de la fondation aux mutations du numérique.

Objets patrimoniaux et contemporains, maquettes d’étude et machines de polissage des lentilles, témoignages d’acteurs du changement, sont mis en scène et rendus accessibles aux publics dans une scénographie qui fait la part belle à l’image et au film. Des manipulations ludiques mettent à portée de tous les secrets de l’innovation optique constituant l’ADN de l’entreprise créée près de Saint-Étienne en 1935 et devenue Thalès-Angénieux. Leader mondial de l’optique haute-précision combinée à la micromécanique, avec notamment les objectifs Optimo favoris des directeurs photo des plus grands films, Thalès-Angénieux nous a fait vivre l’innovation du zoom, les premiers pas de l’homme sur la lune, les avancées de la caméra à l’épaule comme celles de la télévision couleur.

Au service et en dialogue créatif avec les grands du cinéma, l’entreprise poursuit son aventure industrielle entre Science, Technique, et Art au coeur d’une histoire culturelle mondiale ouverte sur les enjeux des mutations numériques.

En contrepoint, une journée de rencontre et de projection rassemblera de nombreux acteurs des arts et métiers du cinéma profondément transformés dans leur pratique par le numérique.

Plus d’informations sur le site du Musée d’art et d’industrie de Saint-Étienne
Site de la Biennale 2017

À noter : Le samedi 25 mars, journée de projection et de débats autour des films de Bernard Ganne, Jean-Paul Pénard (1996)
Tarif : droit d’entrée au musée d’Art et d’Industrie
En présence du sociologue Bernard Ganne
Ce film retrace trois phases de l’entreprise papetière Canson et Montgolfier. De la prospérité d’après-guerre jusqu’au redéploiement mondial, de l’Ardèche à l’Asie.
3 films en 3 volets :
1er volet : L’entreprise familiale du village papetier. Appartenances ou la PME familiale des années 1970-80
2e volet : L’entreprise flexible du management participatif. Rumeurs d’Ateliers : vous avez dit flexible ? ou l’entreprise participative des années 1980-90.
3e volet : la firme se mondialisant : l’implantation en Chine. Annonay (France) / Qingdao (Chine) : chronique d’une mondialisation ou la firme des années 1990-2000 s’implantant en Asie.

Biennale IN - « In situ », programme du Centre Max Weber

In situ - Faire voir et faire parler les métamorphoses du travail

Biennale du Design 2017 - Working Promesse : les mutations du travail
Biennale IN
Du 9 mars au 9 avril 2017

Site officiel

Présentation officielle :

Les sociologues, chercheurs au Centre Max Weber/CNRS, présentent l’actualité de la recherche à propos des mutations du travail, selon différents thèmes : L’essor du travail chez soi ; la vie dans le foyer des jeunes travailleurs ; le travail des étudiants en art, architecture, design et l’impact sur leurs modes de vie ; l’intelligence de l’économie du pauvre, en l’absence de travail ; les caractéristiques des métiers de l’économie sociale et solidaire ; le passage de l’entreprise familiale à la mondialisation ; la place de l’homme et de l’organisation dans les accidents et incidents des usines chimiques classées Seveso ; les résonances des nouvelles formes du travail (co-working, boutiques solidaires, friches, entreprises fermées...) dans l’espace urbain avec les traces des anciennes formes du travail ; et enfin, l’expérience singulière et les significations multiples de ce que recouvrent les mots : mutations du
travail.

Manifestation multi-située :

Le campus Tréfilerie et la salle de spectacle de l’Université Jean Monnet : performance de lectures d’enquêtes ethnographiques ; exposition d’une recherche sur le travail des étudiants des écoles d’art et d’architecture ; projection d’un film documentaire sur la jeunesse au travail

La bourse du travail : projection d’un film documentaire sur le non travail et l’intelligence de l’économie de la pauvreté, invitation de chercheurs ; projection d’un web documentaire présentant les regards croisés d’ingénieurs et de chercheurs en sciences sociales dans les risques industriels majeurs

L’habitat jeunes Clairvivre / Centre international de séjour Wogensky : exposition de recherche sur les jeunes travailleurs et la ville ; projection d’un film documentaire animé par des chercheurs

La Cité du design dans l’exposition principale ; présentation d’une recherche en cours sur le travail à domicile ; une projection d’un film documentaire dans l’auditorium

Un pas de porte, rue de la République : un studio d’enregistrement des expériences vécues des habitants : la sociologie dans la ville rassemblant des questions de recherche et d’enquête sociologique sur les mutations du travail

Le Musée d’Art et d’Industrie : projection d’un film de recherche Trilogie (40 ans de mutations d’une entreprise de cartonnerie)

Exposition « Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017 » à Couriot

Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017
Puits Couriot / Parc-Musée de la Mine — Saint-Étienne

Exposition IN dans le cadre de la 10e Biennale internationale du Design Working Promesse - Les mutations du travail
9 mars - 9 avril 2017

Murs peints, ronds-points, bâtiments publics, monuments, églises et cimetières, mais aussi tags et allégories de l’underground d’aujourd’hui : les figurations du travail sont nombreuses dans notre environnement quotidien. Elles nous parlent de notre lien au travail et de sa place dans nos vies.

Du travail, emblème du monde industriel du 19e siècle et des utopies qui l’accompagnent, aux allégories d’aujourd’hui présentes sur les plaques de nos morts ou au cœur de nos ronds-points, l’exposition du Puits Couriot invite à une balade au gré du territoire/laboratoire qu’est Saint-Étienne pour réfléchir aux mutations du monde et aux sens des interrogations qui sont les nôtres.

Page sur le site de la Biennale 2017
Page sur le site du Puits Couriot / Parc-Musée de la Mine

Également au Puits Couriot pendant la Biennale : Exposition « Le monde comme entrepôt de livraison »

Working Promesse - Les mutations du travail (Biennale du Design 2017)

Résumés des présentations des 4e RHO (20 et 21 janvier 2017)

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Résumés des interventions des 4es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne



Travail et monde ouvrier au temps de la Grande Guerre : le bassin stéphanois de 1910 à 1925



Michelle Zancarini-Fournel : « Ouvriers, ouvrières et politique patronale : l’entreprise Mimard pendant la Première Guerre mondiale »

Après un bref rappel de l’histoire du développement de la Manufacture des armes et cycles de Saint-Étienne – la MFAC, « chez Mimard » comme on dit ici -, la communication se propose de faire un état des lieux du personnel en juillet 1914 et d’examiner ensuite les transformations dues à la guerre. Avec l’emploi des mobilisés, Étienne Mimard doit partager son autorité patronale avec le contrôleur de la main-d’œuvre militaire et appliquer la politique du gouvernement à propos des usines de guerre. Étienne Mimard joue un rôle majeur dans la négociation du bordereau de salaires en juin 1917 (premières conventions collectives tripartites : représentants des syndicats, des patrons et de l’État) comme de son application. Avec le changement de gouvernement, la MFAC est confrontée, comme les autres entreprises, aux mouvements de grève générale en décembre 1917 et mai 1918, ce qui n’empêche pas un développement de l’entreprise avec la construction de nouveaux locaux rue Lassaigne et la réorganisation du travail autour d’un Atelier central. Mimard inaugure par ailleurs une politique qu’il poursuit dans l’entre-deux-guerres : il applique avec beaucoup de lenteur les décisions gouvernementales et nous le constaterons à propos de la pouponnière et de la chambre d’allaitement du fait des très nombreuses femmes employées dans l’entreprise pendant la guerre de 1914-1918.L’immédiat après-guerre est marqué par les conflits avec le syndicat (grève de 1920) et la discussion sur les bénéfices de guerre minorés avec constance.

Antoine Vernet : « Patron charitable et patron de combat. L’action de Joseph Leflaive aux usines de la Chaléassière (1898-1926) »

Les usines stéphanoises de la Chaléassière comptent parmi les principaux fournisseurs stéphanois de l’armée durant la Première Guerre mondiale. Elles présentent un terrain favorable pour l’étude des relations entre patronat et monde ouvrier au cours de cette période. La contribution vise à mettre en perspective l’action industrielle et sociale de leur dirigeant Joseph Leflaive, un patron investi pour l’expansion de sa compagnie, profondément chrétien et soucieux de son autorité, et le renouvellement des formes de conflictualité ouvrière, du syndicalisme de métier aux actions menées par les "minoritaires" puis par les "unitaires", qui n’épargnent pas les ateliers de "chez Leflaive".

Luc Rojas : « Entre recomposition temporaire et intensification de la production : le travail dans les houillères stéphanoises (1914-1918) »

Situé loin du front, le bassin houiller stéphanois profite rapidement des combats de la Première Guerre mondiale pour accroître considérablement sa production et participer activement à l’effort de guerre. Cependant, le début des hostilités est d’abord synonyme pour les charbonnages de désorganisation et de mobilisation des ouvriers. Ainsi les premiers mois marquent un ralentissement important de la production. Lorsque le conflit réclame une mobilisation industrielle de tous les instants, les charbonnages ont de grandes difficultés à embaucher des ouvriers capables de remplacer ceux partis au front. Ces nouveaux recrutés posent de nombreux problèmes aux houillères : instabilité, savoir-faire inadapté, concurrence des autres industries. D’autant que le travail à la mine est bien loin de la taylorisation et de la modernisation en vogue avant guerre. Les besoins en charbon de la Défense nationale et la pérennisation des exploitations obligent les houillères à utiliser des techniques d’exploitation très anciennes. Ainsi les affleurements des couches sont mis en valeur le plus rapidement possible engendrant des conditions de travail à mille lieues de la situation d’avant guerre. Les ouvriers nouvellement embauchés connaissent donc des conditions de travail difficiles où seule l’augmentation du nombre d’heures travaillées peut engendrer une augmentation de la production.

Georges Gay : « De l’invisibilité de la laceteuse à l’affirmation de l’ouvrière textile (1850-1920) »

L’industrie des tresses et lacets qui se développe à Saint-Chamond et dans les communes voisines à partir de la fin de l’Empire est d’emblée marquée par l’emploi d’une main d’œuvre très majoritairement féminine et par des modalités de mobilisation de celle-ci caractérisées par l’usage de l’usine pensionnat héritée du moulinage. Ce dispositif permet de compenser par la longueur de la journée de travail, la faible productivité d’un matériel dont la conception a privilégié la limitation de l’investissement au détriment de l’efficacité. Même si le personnel affecté à la surveillance des métiers n’a jamais représenté plus du tiers de la force de travail employée par l’industrie des tresses et lacets, le maintien des conditions de son emploi représente un enjeu majeur pour le patronat. Il en résulte la construction d’un argumentaire et, par delà, une forme de discours ritualisé, repris très souvent sans critique par les observateurs de cet univers industriel, qui érige la laceteuse en une sorte de mythe social racontant l’activité, qui fait écran à la réalité des rapports sociaux qui la sous-tendent.
Les contradictions traversant le milieu de l’industrie des tresses et lacets, générées par son fort développement après 1860, ainsi que les progrès de la législation sociale sous la Troisième République contribuent à l’effritement du mythe. La réalité sociale de l’ouvrière textile, dans toute sa diversité, s’affirme à travers les conflits sociaux qui se multiplient à partir de la fin du XIXe siècle autour de la question de la réglementation de la durée du travail. Bousculant l’allégorie désincarnée, se manifestent alors des êtres de chair et de sang animés par les préoccupations du quotidien. Ce faisant se dévoilent pleinement l’horizon des rapports de genre sur lequel s’inscrit le rapport salarial, subvertissant de la sorte le discours consensuel sur la laceteuse sans pour autant cependant remettre en question la double domination, patronale et masculine. Les patrons du lacet persistent à jouer de leur pouvoir sur des femmes qu’ils manipulent et instrumentalisent au profit de leurs intérêts leurs revendications.
L’éclatement du premier conflit mondial bouleverse la donne. Les immenses besoins de la défense nationale ouvre l’usine métallurgique aux femmes qui en étaient alors très largement exclues. L’industrie du lacet perd de la sorte son monopole d’embauche et se voit dans l’obligation de composer avec une main d’œuvre qui commence à s’organiser et à imposer comme interlocuteur incontournable l’organisation syndicale. Par ailleurs le développement de la législation sociale introduit une normalisation du rapport salarial qui inscrit les travailleuses du lacet dans un statut qui ne se résume pas à une identité collective indifférenciée d’ouvrière du lacet. Au lendemain de la Première Guerre mondiale la figure mythique de la laceteuse a définitivement volé en éclat.

Jean-Paul Martin : « Laurent Moulin : le parcours singulier d’un ouvrier chambonnaire, du syndicalisme révolutionnaire à l’Algérie »

Le parcours idéologique et géographique de Laurent Moulin (1885-1975), fondé sur une autobiographie rédigée en 1968-69, reflète l’évolution singulière d’un militant de base, autodidacte, pour qui le pacifisme de guerre a été une expérience centrale. Eveillé à la conscience sociale au Chambon-Feugerolles par son père, et à l’amour du savoir par l ‘école laïque, il fut un militant socialiste de la toute jeune SFIO avant de devenir un libertaire. Il fut surtout l’un des animateurs les plus solides d’un mouvement syndical de masse chez les métallurgistes de l’Ondaine, à la grande époque du syndicalisme révolutionnaire. De retour à Saint-Etienne après un bref exil forcé en région parisienne, il y mène avant et pendant la guerre de 1914-1918, une vigoureuse action contre la guerre, dans laquelle son idéal libertaire ne sera nullement entamé par la séduction du bolchevisme. Parti en Algérie en 1919, où il ne cesse d’être ouvrier, il en reviendra en 1962 lors de l’indépendance, ce long intermède ayant servi en somme à épurer son idéal libertaire, qui est resté pour lui, « le sel de la terre ».

Daniel Durand : « Les grèves de mai 1918 dans la Loire : d’une histoire singulière aux questionnements généraux »

Les grèves du 19 au 26 mai 1918 dans la Loire et particulièrement dans le bassin stéphanois, sont souvent superposées, voire globalisés avec la grève du 1er mai qui vit l’arrestation de plusieurs ouvriers aux Aciéries Verdié à Firminy. À partir de l’histoire particulière de certains de ces grévistes, que l’histoire a bien oubliés, l’auteur tire des fils qui re-questionnent les raisons profondes, les spécificités, les limites et le retentissement inattendu de ce « mai pacifiste » ligérien en 1918.

Jean-Michel Steiner : « Ouvriers, syndiqués et syndicats du bassin stéphanois à l’épreuve de la Grande guerre (1911-1918) »

Vieille terre d’industrialisation avec une culture syndicaliste enracinée dans plusieurs décennies de luttes ouvrières, la région stéphanoise devient pendant la Grande guerre un des épicentres de la contestation sociale. Le conflit bouleverse les données antérieures. Arsenal de la France le bassin concentre un nombre inédit d’ouvriers mobilisés en usine, le recours à la main d’œuvre féminine et étrangère est massif. Que devient le syndicalisme stéphanois dans une conjoncture marquée par des conditions de vie souvent indignes, les lacunes du ravitaillement, le poids de la discipline dans les entreprises, la chape de la censure, la guerre qui s’éternise ? Partant des travaux antérieurs la communication explore les procès-verbaux de la commission administrative de la Bourse du Travail de Saint-Étienne à la recherche des conséquences du conflit et des signes annonciateurs de la scission de l’après-guerre.

Maurice Bedoin : « De la guerre à la guerre sociale ? Mineurs, métallos et cheminots en grève (1919-1920) »

En 1919-20, la région stéphanoise est connue par l’ampleur des conflits ouvriers qui l’agitent par roulement continu. Lors du 1er mai 1919, les travailleurs qui viennent d’obtenir la journée de travail de 8 h, s’imaginent désormais que le rapport de force tourne en leur faveur et que le grand soir ne saurait tarder. En fait toutes les grèves de mineurs, de métallos et de cheminots qui ponctuent ces deux années, à partir de juin 1919 aboutissent presque toutes à de sévères échecs, ouvrant de larges fractures dans le monde ouvrier. Le mouvement syndical ressort de la période profondément désorganisé, c’est à Saint-Étienne qu’a lieu le 1er congrès de la CGTU, le 25 juin 1922.

Jean-Paul Bénetière : « Origines et premier développement de la CFTC dans le bassin stéphanois de 1887 à 1925 »

Parmi d’autres œuvres catholiques, le Syndicat des Employés Catholiques du Commerce et de l’Industrie, constitué uniquement d’employés, est créé en 1887 pour lutter contre un syndicalisme anticlérical et partisan, de la « lutte des classes ». Il fut à l’origine de la création de la CFTC en novembre 1919.
Dans la CFTC des années 1920, l’UD de la Loire présente une physionomie particulière : plus grande autonomie par rapport à l’Eglise, participation aux grèves. Cette originalité tient à la présence dans la direction de l’UD à cette époque de militants qui veulent se battre pour les revendications des travailleurs et pas contre la CGT.

Henry Destour : « 1919 - 1924, émergence de nouvelles modalités d’organisation du mouvement ouvrier dans le bassin stéphanois : continuité ou table rase du passé ? »

Le syndicalisme révolutionnaire apparaît en Europe et aux Etats-Unis avec le vingtième siècle. Il prône la révolution sociale, autrement dit l’abolition de la propriété privée et du salariat au moyen de la grève générale insurrectionnelle. Son développement est variable selon les pays, mais toujours significatif, même là où la social-démocratie encadre massivement la classe ouvrière. Avec la guerre, en 1914, le mouvement semble s’effondrer mais il se réveille en 1916. De 1917 à 1920, galvanisé par la révolution russe, il contribue largement aux épisodes révolutionnaires qui secouent l’Europe. On s’accorde à dater son reflux à partir de 1921 jusqu’à son éclatement de 1924 - 1925 qui laisse le quasi monopole du flambeau de la révolution sociale au mouvement communiste.
La Loire a joué un rôle important dans la renaissance de 1917-1918. En a-t-il été de même dans les années qui ont suivi ? Comment lire la trajectoire du syndicalisme révolutionnaire ? Derrière les ruptures existe-t-il une continuité ? Faut-il voir dans le paysage politique et syndical qui se dessine en 1924-1925, une résultante de circonstances événementielles - donc aléatoires - ou bien le nécessaire aboutissement de bouleversements structurels de la société capitaliste qui font disparaître des idéologies et des modes d’action devenus obsolètes ?

4es rencontres d’histoire ouvrière - « Travail et monde ouvrier au temps de la Grande Guerre : le bassin stéphanois de 1910 à 1925 » (20-21 janvier 2017)

Le GREMMOS vous invite aux 4es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne

Travail et monde ouvrier au temps de la Grande Guerre : le bassin stéphanois de 1910 à 1925

20 et 21 janvier 2017
Bourse du Travail de Saint-Étienne
Salle Sacco et Vanzetti
Entrée libre (dans la limite des places disponibles)

En partenariat avec Radio Dio (89.5 FM), le Centre Max Weber, l’IHS-CGT de la Loire Benoît Frachon et le CEDMO 42
Avec le soutien de la ville de Saint-Étienne
Opération labellisée par la Mission du Centenaire

Depuis trois ans se déroulent les commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Les 4es Rencontres d’histoire ouvrière étudieront la place que le bassin stéphanois a joué dans ce conflit, non seulement sur le plan industriel déjà abordé par une exposition du Musée d’Art et d’Industrie mais aussi sur celui des relations sociales et de leur évolution ; la rationalisation du travail dans le cadre de l’effort de guerre ; ses effets sur les relations sociales ; sa réception par les ouvriers ; l’importance réelle des grèves des années 1917-1918 ; la place de la région dans le mouvement social à l’échelle nationale ?

Nous proposons de revenir sur ces sujets à la lumière des avancées de la recherche historique des dernières décennies et de recourir à des archives inexploitées ou peu utilisées.

Les 4es Rencontres d’histoire ouvrière s’organiseront en trois temps :

- La situation des ouvriers dans les entreprises des secteurs clés de l’industrie stéphanoise : les transformations des relations internes aux entreprises, la place nouvelle des femmes dans la production, les formes prises par la mobilisation des travailleurs dans l’effort de guerre et leurs effets ;

- Le mouvement social face à la guerre : les actions des syndicalistes pendant la montée des risques de conflit puis pendant l’unité nationale, la portée des mobilisations survenues après la victoire ;

- Le paysage syndical et politique des émeutes du Chambon-Feugerolles de 1910-1911 à l’émergence du communisme dans les années 1920 : le rôle des expériences guerrières, des événements de Russie, le destin des militants, l’apparition de formes syndicales nouvelles et concurrentes de la CGT

Programme (sous réserve)

Sous la présidence de Jean Lorcin, historien, professeur honoraire de l’Université Lyon 2, président de Mémoire Rhône-Alpes


Vendredi matin - « Ouvrières, ouvriers et entreprises dans la Grande Guerre »

8h30 Accueil des participants et du public
9h15 Introduction des Rencontres
9h30 Michelle Zancarini-Fournel (historienne, LARHRA, Université de Lyon) « Ouvriers, ouvrières et politique patronale : l’entreprise Mimard pendant la Première Guerre mondiale »
10h Antoine Vernet (historien, laboratoire Triangle, Université Lyon 2) « Patron charitable et patron de combat. L’action de Joseph Leflaive aux usines de la Chaléassière (1898-1925) »
10h30 Pause
10h45 Luc Rojas (historien, chercheur associé à l’UMR 5600 EVS-ISTHME) « Entre recomposition temporaire et intensification de la production : le travail dans les houillères stéphanoises (1914-1918) »
11h15 Georges Gay (géographe-historien, professeur, UMR 5600 EVS-ISTHME, Université Jean Monnet Saint-Étienne) « De l’invisibilité de la laceteuse à l’affirmation de l’ouvrière textile (1850-1920) »
11h45 Débat


12 h 30 - 14 h 30 : Pause déjeuner (en raison de la tenue des Rencontres à la Bourse du Travail nous ne proposerons pas cette année un service de repas au Restaurant universitaire Tréfilerie, trop éloigné. La Bourse étant proche du centre-ville, de nombreuses possibilités vous sont offertes, dans un rayon de 500 mètres)


Vendredi après-midi - « Les syndicalistes face à la guerre »

14h30 Jean-Paul Martin (historien) « Laurent Moulin : le parcours singulier d’un ouvrier chambonnaire, du syndicalisme révolutionnaire à l’Algérie »
15h Daniel Durand (président du CEDMO 42) « Ondaine : le sort des grévistes de 1917-1918 »
15h30 Jean-Michel Steiner (historien, président du GREMMOS) « L’Union départementale des syndicats ouvriers de la Loire à l’épreuve de la Grande Guerre (1910-1922) »
16h Débat
16h45 Fin de la première journée


Samedi matin - « Un paysage syndical transformé par le conflit »

8h30 Accueil des participants et du public
9h Maurice Bedoin (historien et géographe) « De la guerre à la guerre sociale ? Mineurs, métallos et cheminots en grève (1919-1920) »
9h30 Jean-Paul Bénetière (historien) « La naissance de la CFTC dans le bassin stéphanois : un »syndicat du juste milieu« dans une situation révolutionnaire »
10h Henry Destour (historien) « 1919-1924, émergence de nouvelles modalités d’organisation du mouvement ouvrier dans le bassin stéphanois : continuité ou table rase du passé ? »
10h30 Débat et conclusions des Rencontres
11h45 Fin de la seconde journée


Ressources en ligne

L’équipe du GREMMOS a mis en ligne une bibliographie spéciale sur la thématique des 4es Rencontres d’histoire ouvrière pour vous donner des idées de lecture

Accès à la Bourse du Travail
• Tramway
- Depuis le nord de Saint-Étienne, ligne 1 (Hôpital Nord – Solaure) et ligne 3
(Châteaucreux – Bellevue) : Arrêt Bourse du Travail
- Depuis le sud de Saint-Étienne, ligne 1 (Solaure - Hôpital Nord ) et ligne 3 (Bellevue - Châteaucreux) : Arrêts Anatole France ou Saint-Louis (Attention, l’arrêt rue des Creuses a été supprimé)
• Parking
- Place Albert Thomas, sauf samedi matin en raison du marché
- Parking couvert des Ursules

Vous pouvez visionner et télécharger le flyer complet en cliquant sur le lien suivant

Les relations entre les UD CFDT et CGT dans la Loire (1964-1984) (19 janvier 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Les relations entre les UD CFDT et CGT dans la Loire (1964-1984)

Avec Jean-Paul Bénetière et Alban Graziotin

Diffusion le jeudi 19 janvier 2017 à 12 heures, rediffusion le soir-même à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

Exposition « Images de vie, images de travail » au NEC

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Exposition « La Loire en 1914-1918. Un effort industriel exceptionnel »

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Exposition itinérante « La Loire en 1914-1918. Un effort industriel exceptionnel »
Organisée par l’ONAC-VG Loire

Aux Archives départementales de la Loire à Saint-Étienne du 3 au 31 janvier 2017
En association avec le GREMMOS
(entrée libre aux horaires d’ouverture des archives)

Au Musée d’histoire du XXe siècle d’Estivareilles du 16 février au 26 mars 2017

La crise de la CGT dans la Loire 1970-1990 (15 décembre 2016)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM

La crise de la CGT dans le département de la Loire entre 1970 et 1990

Avec Alban Graziotin et Jean-Paul Bénetière

Diffusion le jeudi 15 décembre 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

Conférence « Syndicalisme et politique : l’exemple de la Fédération des Mineurs de France (1880-1948) »

Conférence de Jean-Michel Steiner « Syndicalisme & politique : l’exemple de la Fédération des Mineurs de France (1880-1948) »
Le jeudi 8 décembre 2016
19 heures
Sorbiers, salle de l’Échappé


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Quand la mine chante... à Couriot le dimanche 27 novembre

Les grèves du retour à la paix dans la région stéphanoise, 1919-1920 (17 novembre 2016)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM

Les grèves du retour à la paix dans la région stéphanoise, 1919-1920

Avec Maurice Bedoin et Jean-Paul Bénetière
Diffusion le jeudi 17 novembre 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

L’anniversaire des congés payés (16 juin 2016)

Diffusion sur DIO le jeudi 16 juin 2016 à 12h, rediffusion à 19h et le lendemain 8h

Troisième retour sur les 3e Rencontres d’histoire ouvrière (19 mai 2016)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM
Le troisième jeudi du mois à 12h, rediffusion le soir même à 19h, le lendemain matin à 8h (puis au hasard de la grille de DIO)

Programme à venir

L’UD-CFTC/CFDT de la Loire. Mutation, développement et crise d’une organisation syndicale 1944-1988 (17 mars 2016)

À la veille de la présentation publique par Jean-Paul Bénetière de sa thèse de doctorat d’histoire (soutenue le 15 janvier 2016 à Rennes) à la maison de quartier du Soleil, l’émission mensuelle du GREMMOS du mois de mars propose une discussion de ce travail.

Avec Jean-Paul Bénetière.


L’étude porte sur la vie de l’Union Départementale de la Loire de la CFTC-CFDT. Cette Union Départementale fait partie depuis 1947 de la minorité de la CFTC et sort progressivement du «  milieu chrétien  » pour intégrer le monde ouvrier. Elle lutte contre la guerre d’Algérie, soutient la déconfessionnalisation de la CFTC, pratique l’unité d’action avec l’UD-CGT, beaucoup plus puissante qu’elle. Elle vit avec enthousiasme le mouvement de Mai-Juin 1968 et se réclame des «  trois piliers  » de la CFDT de 1970. Dans les années 1970, elle tente de susciter et d’appuyer le développement des luttes ouvrières et des différents mouvements de contestation. En 1974, beaucoup de ses militants adhèrent au parti socialiste que certains quittent rapidement.

En 1976, l’UD s’oppose à la confédération dans une «  contribution  » sur la transition au socialisme rejetée au congrès d’Annecy. De même, elle s’oppose au «  recentrage  » de 1978, avant d’accepter la «  resyndicalisation  » en 1979.

Mais depuis 1974, l’UD fait face à la crise économique qui entraîne chômage, et désyndicalisation à partir de 1977. Cette crise empire dans les années 1980 avec la rupture avec l’UD CGT et des conflits internes et avec la confédération l’amenant à l’inaction. En 1987, l’élection d’un nouveau secrétaire général permet un retour à l’action, mais l’UD reste incapable de conduire des actions de masse.

La thèse se propose de rechercher dans l’évolution de la confédération et la vie de l’UD, les éléments qui permettent de comprendre son développement de 1944 à 1973 et la crise profonde qu’elle connaît dans les années 1980. Elle vise à questionner l’évolution de la CFDT à travers quatre problématiques, celles de son identité, du recentrage, de la désyndicalisation et du rôle qu’elle joue dans l’ «  insubordination ouvrière  » dans les années 68.


« Petites mains » sur les ouvrières de Lejaby : entretien avec Thomas Roussillon, réalisateur (18 février 2016)

À la suite de la projection/rencontre du 26 janvier dernier autour du film « Petites mains », consacré aux ouvrières de l’usine de Lejaby d’Yssingeaux fermée (avant reprise) en janvier 2012, nous vous proposons la diffusion d’un entretien avec le réalisateur de ce film documentaire Thomas Roussillon.
Avec Jean-Paul Bénetière.

Diffusion sur Radio Dio le jeudi 18 février 2016 à 12 heures, rediffusion le même jour à 18 heures et le lendemain 8 heures.

Deuxième retour sur les 3e Rencontres d’histoire ouvrière (21 janvier 2016)

Émission RADIO DIO/GREMMOS du jeudi 21 janvier 2016

Les travailleurs immigrés dans l’industrie française dans les années 1970-80

Retour sur l’interventions de Jean-Paul Bénetière et Alban Graziotin, diffusion d’extraits de la soirée musicale avec Stefano Moscato et Manuel Mendes

Diffusion mensuelle en direct à 12h le 2ème jeudi (ou le 3ème) de chaque mois
Rediffusions le soir même à 19 heures et le lendemain matin 8 heures, autres : voir sur le site de Radio Dio

Thèses et mémoires (recension bibliographique)

La liste bibliographique en lien recense les différents mémoires et thèses de sciences humaines et sociales, à ce jour non publiés ou différant véritablement du volume édité, consacrés au bassin stéphanois, présentés dans les universités de Saint-Étienne, Lyon, Grenoble, Paris, etc. Les sujets retenus ne se limitent pas à la simple histoire ouvrière, et ouvrent sur des thématiques connexes et complémentaires. La liste est encore incomplète, et ne demande qu’à être nourrie de vos suggestions.

Vous pouvez également consulter les références des travaux de chercheurs étrangers réalisés sur l’histoire du bassin stéphanois en cliquant ici.