Le CRÉSAL, une sociologie des mondes ouvriers ? (20 juin 2019)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Le CRÉSAL, une sociologie des mondes ouvriers ?

Avec Michel Rautenberg et Antoine Vernet

Diffusion le jeudi 20 juin 2019 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Les catastrophes minières dans le bassin de la Loire

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Les catastrophes minières dans le bassin de la Loire : histoire, questions techniques, retombées sociales et politiques

Avec Jean-Paul Gaschignard

Diffusion le jeudi 16 mai 2019 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

6es Rencontres d’histoire ouvrière : « Cent ans de communisme en France et dans la Loire. Du projet révolutionnaire à l’expérience démocratique » - Appel à communications

Dans le cadre du centenaire du Congrès de Tours, le GREMMOS organise les




6es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne



Jeudi 23 et vendredi 24 Janvier 2020



Cent ans de communisme en France et dans la Loire. Du projet révolutionnaire à l’expérience démocratique





Appel à contribution

En partenariat avec le CEDMO 42 et l’association Jaurès dans la Loire

Le GREMMOS (Groupe de recherches et d’études sur les mémoires du monde ouvrier stéphanois) organisera les VIe Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne, les 23 et 24 janvier 2020, autour du centenaire du congrès de Tours, de la naissance du Parti communiste français (PCF), de son impact sur le monde ouvrier et le mouvement ouvrier.

Le GREMMOS prépare cet événement en association avec les services publics – archives départementales et archives municipales de Saint-Étienne – et avec les associations qui travaillent sur l’histoire et la mémoire ouvrière  : « le Cedmo42 » et « Jaurès dans la Loire ».

Dans le prolongement des Rencontres de 2017 et de la publication à laquelle elles ont donné lieu [1], il nous apparaît important de revenir sur cette histoire en nous interrogeant sur la longévité d’un parti, fondé dans la perspective d’une révolution mondiale imminente, qui, n’ayant jamais véritablement exercé le pouvoir à l’échelle nationale, est parvenu à durer en inscrivant son action dans les territoires et dans une certaine reconnaissance des valeurs et des principes républicains.

Alors que la fédération SFIO de la Loire a adhéré à l’unanimité à la Troisième Internationale, et bien que le PCF soit devenu à plusieurs reprises (1935-1936, 1945-1947, années 1960-1970) une force imposante dans le département, il ne s’implante que dans quelques bastions et ne dirige Saint-Étienne que pendant un seul mandat (1977-1983). L’importante présence ouvrière dans les deux bassins industriels de Saint-Étienne et Roanne n’a pas placé en position dominante un PCF confronté à un anticommunisme capable de fédérer des oppositions d’origines diverses.

Nous voulons entreprendre cette traversée du siècle dans la perspective de l’histoire ouvrière, en variant les échelles et les angles de vue, en examinant notamment le cas de figure de la Loire (mais pas seulement), au prisme des évolutions nationales et vice versa, en évaluant l’action d’acteurs emblématiques, selon quatre axes :

1) Autour du congrès de Tours

L’unité du parti socialiste, fruit d’un long combat entre plusieurs tendances, se réalise avec la création de la SFIO en 1905. Durant la Grande Guerre et dans les premières années de paix des fractures importantes réapparaissent. Au-delà des polémiques, comment le congrès de Tours est-il concrètement préparé dans les fédérations  ? Les règles du débat de tendances sont-elles respectées  ? Quelle part y prennent les diverses organisations nées de la critique de l’Union sacrée dans le Parti socialiste et dans la CGT  ? Quels enseignements peuvent apporter une comparaison des situations propres aux fédérations  ? Comment les responsables nationaux interviennent-ils à l’échelle fédérale  ? Comment sont reçues les options proposées par les protagonistes  ? Le dilemme union/scission est-il envisagé d’emblée  ? Les conditions du débat ont-elles pesé dans les rapports ultérieurs, entre la SFIO et la SFIC, puis entre le PS et le PCF  ? Quels en sont les effets immédiats et à plus long terme sur la conflictualité sociale  ?

2) L’implantation ouvrière  : de la conquête des années 1930 jusqu’au déclin des années 1980

En 1920, le mouvement ouvrier est traversé d’interrogations et d’incertitudes. Les effets de l’Union sacrée sur la vie syndicale et les mobilisations ouvrières, les conditions de vie et de travail imposées pendant la guerre, la violence et l’échec des conflits sociaux après le conflit pèsent sur son avenir  : faut-il rompre avec le passé et changer de perspectives  ? De méthodes  ? Quelle connaissance réelle les ouvriers ont-ils de l’expérience qui se déroule en Russie Soviétique  ? Dans quelle mesure y voient-ils une alternative  ? Un modèle  ? Comment est vécue l’action des communistes en direction des syndicats et la perspective de la scission syndicale  ? Quel rôle jouent les jeunesses communistes dans les conflits sociaux du début des années 1920 et dans le processus dit de bolchévisation  ? Comment s’opère le partage d’influence entre socialistes et communistes dans le monde ouvrier avant le Front populaire  ? Entre gaullistes et communistes après le discours de De Gaulle sur l’association (Saint-Étienne, 4 janvier 1948)  ? Quels types d’ouvriers sont les plus réceptifs au communisme  ? Les plus réticents  ? À quels moments peut-on vraiment parler d’hégémonie communiste et comment l’implantation du PCF évolue-t-elle chez les ouvriers selon les territoires et selon les contextes, de la guerre jusqu’à la crise industrielle des années 1970-1980  ?

3) Conquête et exercice du pouvoir municipal

L’éloignement de l’horizon révolutionnaire impose de s’organiser. Dès 1920, d’anciens socialistes devenus communistes sont présents dans certains conseils municipaux comme à Saint-Étienne ou Firminy, dans la majorité puis dans l’opposition. Comment peuvent-ils agir  ? Reprennent-ils à leur compte l’héritage du « socialisme municipal »  ? Doivent-ils participer aux élections au risque de passer pour des réformistes  ? Comment la stratégie municipale de la Fédération évolue-t-elle au fil du temps  ? Comment ont été abordés les obstacles, notamment l’anticommunisme, dans les contextes du Front Populaire, de la Libération, de l’Union de la Gauche  ? La participation à l’action municipale pouvait-elle remplacer un pouvoir inaccessible  ? Les municipalités dirigées par les communistes avaient-elles les moyens de réagir devant la montée du chômage et la disparition des fleurons de l’industrie  ? Comment s’élaborent les propositions communistes dans le domaine de l’urbanisme, de l’action sociale, de l’éducation, de la santé, de l’accès aux loisirs et au sport pour tous et quels bilans peut-on en tirer  ?

4) Le pouvoir d’influence  : les organisations périphériques, le rôle des intellectuels

Le PCF est parfois présenté comme une contre société avec une galaxie d’organisations périphériques lui ayant permis de constituer des réseaux pour diffuser son influence. Faut-il y voir aussi un moyen pour de nombreux communistes de poursuivre une action militante dans un cadre plus concret, moins politisé  ? Dans les quartiers avec les Amicales laïques  ? En direction des femmes avec l’Union des femmes françaises  ? Vers les plus démunis avec le Secours Populaire  ?
Si les réseaux militants et associatifs locaux ont fait l’objet de nombreuses recherches, l’influence des réseaux intellectuels et artistiques a le plus souvent été abordée à l’échelle nationale ou à travers le prisme parisien. Est-il possible de la mesurer à partir d’approches plus locales  ? Comment évolue-t-elle des débuts enthousiastes des années 1930, jusqu’à la désindustrialisation des années 1960-1980. Quelles continuités et quelles ruptures, à Saint-Etienne, dans la Loire, dans d’autres villes et régions  ? Peut-on parler d’une hégémonie dans les années 1960 et 1970  ? Qu’elles en ont été les formes  ? Les domaines  ? Quels rôles ont joué les débats autour des Maisons de la culture  ? Quelle importance faut-il accorder aux intervenants locaux, professionnels de la culture comme Jean Dasté, ou militants communistes  ? Peut-on mesurer l’impact des actions de solidarité des milieux culturels lors des grèves  ? Sur quelles bases s’effectuent les ruptures qui interviennent entre ces acteurs et le PCF dans les années 1980  ?

[1] GREMMOS (éd.), Le monde ouvrier face à la Grande Guerre. Le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925, Saint-Barthélémy-Lestra, Actes Graphiques, 2018


Les propositions de communications (titre, résumé de 2000 signes) doivent être envoyées, avec un court CV, avant le 30 avril 2019 à l’adresse suivante  : gremmos-2007@orange.fr

Comité scientifique : Michelle Zancarini-Fournel, Samir Hadj Belgacem, Xavier Vigna, Sophie Béroud, Gilles Richard, Jean Lorcin, Jean-Michel Steiner, Georges Gay, Michel Rautenberg, Antoine Vernet, Serge Proust, Alban Graziotin, Cyril Longin.

Calendrier prévisionnel :

Date limite d’envoi des propositions  : 30 avril 12 mai 2019
Réponse du comité d’organisation  : 1er juin 2019
Date limite d’envoi des communications  : 15 décembre 2019
VI° Rencontres d’Histoire ouvrière de Saint-Étienne  : 23 & 24 janvier 2020

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge par les organisateurs.

Contributions et débats feront l’objet d’une mise en ligne sur notre site et éventuellement d’une publication.

L’appel peut être téléchargé en cliquant sur le lien suivant : appel à communications

Au programme de la librairie Lune et l’autre en mai 2019

Événements organisés par la librairie Lune & l’autre (Saint-Étienne)

Jeudi 2 mai
Librairie (19, rue Pierre Bérard)
19 heures
Entrée libre

« Que sont nos quartiers devenus ? »
Rencontre avec Rachid Kaddour, auteur du livre Les grands ensembles, patrimoines en devenir : chroniques de la valorisation, dévalorisation et revalorisation d’opérations exemplaires à Saint-Etienne (Publications de l’université de Saint-Étienne, 2019).

Issu d’une thèse en géographie urbaine, cet ouvrage retrace en mots et en images l’histoire des grands ensembles d’habitation des quartiers sud-est de Saint-Etienne (Beaulieu / Montchovet / La Métare) dont un des grands symboles fut « la Muraille de Chine ».
Rachid Kaddour donne la parole aux acteurs de leur conception et explique la manière dont certains de ces grands ensembles furent progressivement dévalorisés puis l’objet de programmes de rénovation mettant l’accent sur la mixité sociale et le patrimoine urbain.
Un pan de l’histoire récente de notre ville qui sera abordée à travers l’histoire de ces quartiers populaires.

Vendredi 17 mai
19 heures
Amicale laïque du Crêt de Roch (16, rue Royet)
Entrée libre

Rencontre avec Victor Collet, auteur du livre Nanterre, du bidonville à la cité (éditions Agone)

Dans ce livre, Victor Collet retrace l’histoire politique de Nanterre depuis le début des années 1950, lorsque les immenses friches de l’endroit virent naître des bidonvilles où s’installèrent des immigrés venus d’Algérie, du Maroc et du Portugal. Peuplée d’ouvriers très politisés et accueillant l’université d’où part la révolte de mai 1968, la ville est le lieu de nombreux débats politiques et intellectuels. De l’entrée des premiers militants chrétiens dans les bidonvilles jusqu’à la naissance des mouvements menés par les immigrés eux-mêmes, en passant par l’engagement des gauchistes de la faculté toute proche, ce livre est une histoire de rencontres et de luttes.

Des corps en enfer. Une histoire des corps en région stéphanoise

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Des corps en enfer. Une histoire des corps en région stéphanoise

Avec Mikaël Duarte et Jean-Michel Steiner

Présentation du travail de thèse de doctorat de Mikaël Duarte, soutenue en 2017 à l’Université de Saint-Étienne (visible en ligne).

Diffusion le jeudi 25 avril 2019 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Rencontre avec Ludivine Bantigny (« 1968, de grands soirs en petits matins ») à la Médiathèque Tarentaize (23 mai 2019)

Rencontre avec Ludivine Bantigny
Autrice de 1968, de grands soirs en petits matins (Paris, Le Seuil, 2018)
Jeudi 23 mai 2019
Médiathèque municipale de Saint-Étienne (Tarentaize)
18 heures 30
Entrée libre

Présentation de l’éditeur : http://www.seuil.com/ouvrage/1968-de-grands-soirs-en-petits-matins-ludivine-bantigny/9782021301571

Nouvelle présentation de l’ouvrage « Le monde ouvrier face à la Grande Guerre » à la librairie L’Hirondaine le 25 avril

Présentation et discussion sur le livre du GREMMOS Le monde ouvrier face à la Grande Guerre. Le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925.

Le jeudi 25 avril, de 18 heures à 20 heures, à la librairie coopérative L’Hirondaine, 10 rue Benoît Frachon à Firminy

Entrée libre.

Projection « Mémoires de mines » à la Cinémathèque le 4 avril 2019

Projections "Mémoires de mines"
Cinémathèque de Saint-Étienne
4 avril 2019
14 heures 30

"Saint-Étienne-Timezrit, allers et retours"
Documentaire réalisé par Ciné + et Le France (France, Algérie, 2006, 32’).

L’association algérienne d’éducation à l’image, Ciné+ (à Timezrit) et le Cinéma Le France (à Saint-Étienne) se sont associés pour développer un projet cinématographique sur le patrimoine minier. Des adolescents algériens et stéphanois se font passeurs de mémoires pour comprendre les histoires industrielles, coloniales et aussi humaines communes à ces deux villes.

"Leurs regrets sont nos espoirs"
Un clip vidéo et un documentaire réalisés par les adolescents du DEAT (2017, 18’).

Des adolescents du DEAT ont rencontré des retraités de l’EPHAD Balay. Au fil des rencontres et des discussions sur « Saint-Étienne avant », ces jeunes ont voulu s’intéresser de plus près au passé minier de la ville, pour aller encore plus en profondeur dans leurs discussions avec les résidents.

Séance organisée avec le DEAT (Dispositif Expérimental d’Accompagnement Transitoire)

Conférence « Résistantes et résistants de la vallée du Gier » le 27 avril 2019 à Rive-de-Gier

Conférence « Résistantes et résistants de la vallée du Gier »
Samedi 27 avril 2019
À partir de 14h30
Ruche des Citoyens à Rive-de-Gier
Entrée gratuite

Organisée par l’Amicale des anciens de la Résistance et amis secteur Gier

Conférence animée par Michelle Destour
Avec une présentation du Dictionnaire biographique (Maitron) des fusillés, guillotinés, exécutés et massacrés 1940-1944

La grève du 30 novembre 1938 et la fin du Front Populaire (21 mars 2019)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

La grève du 30 novembre 1938 et la fin du Front Populaire

Avec Jean-Michel Steiner

Diffusion le jeudi 21 mars 2019 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

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Sous l’œil des Houillères (21 février 2019)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Sous l’œil des Houillères

Entretien avec Marion Fontaine (maîtresse de conférences en histoire à l’Université d’Avignon)

Enregistrement réalisé à l’occasion de la projection du film « Sous l’œil des houillères », de Richard Berthollet (France, 2017, 52"), co-écrit avec Marion Fontaine

Diffusion le jeudi 21 février 2019 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Projection-débat « Sous l’œil des houillères » le 1er février 2019

Cinémathèque de Saint-Étienne
Le vendredi 1er février 2019
Séances à 14h30 et 20h
Entrée libre

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Projection du film "Sous l’œil des houillères"
Film de Richard Berthollet (France, 2017, 52’)
Co-écrit avec Marion Fontaine, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université d’Avignon

Présentation et discussion en présence de Richard Berthollet et du producteur Christian Dias (pour les deux séances) et de Marion Fontaine (pour la séance du soir)

Organisée par le GREMMOS et la Cinémathèque de Saint-Étienne

Présentation du film : "De 1949 à 1992, un système policier privé a régné au cœur des Houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC). Son nom de code : le SSB, acronyme de Service de Surveillance du Bassin. L’œil - et les oreilles - des Houillères, c’était lui et ses trois cents hommes qui savaient tout, sur tout le monde et en toutes circonstances.

Comment une entreprise d’État a-t-elle pu développer un tel système, en plein cœur des trente glorieuses et jusqu’à une période très récente, sans que cela suscite ni protestation ni révolte chez les mineurs ?

Pour remonter le fil de cet étrange système jamais documenté jusqu’alors, Marion Fontaine (historienne spécialiste des mondes ouvriers et miniers) et Richard Berthollet (réalisateur) ont plongé dans les archives du Centre Historique Minier de Lewarde (dans le Nord) : livres d’effectifs des gardes, « memento » détaillant les missions et le mode de fonctionnement du service, procès-verbaux de surveillances syndicales et politiques, synthèses de renseignements transmis à la direction... Ces documents inédits permettent aux deux auteurs d’esquisser, loin de l’image d’Épinal des gueules noires, une contre-histoire du monde minier, plus ambiguë, moins idéalisée. Ce regard neuf sur un vieux mythe pose des questions très contemporaines en terme de gestion des mouvements sociaux, de terrorisme, de base de données et de surveillance des populations.

Bienvenue dans la mémoire secrète des Houillères nationalisées."

Les grands ensembles, patrimoine en devenir (17 janvier 2019)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Les grands ensembles, patrimoine en devenir

Avec Rachid Kaddour et Georges Gay

Parution de l’ouvrage de Rachid Kaddour aux Publications de l’université de Saint-Étienne courant février 2019

Diffusion le jeudi 17 janvier 2019 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Rencontres « L’innovation managériale » et « Casino notre patrimoine »

  • La Rotonde (Écoles des Mines de Saint-Étienne)
    Jeudi 24 janvier 2019
    14h00
    Entrée libre



Inventaire(s) !

Rencontre « Du début du XXe siècle à aujourd’hui : l’innovation managériale »
Avec Luc Rojas (historien, EVS-Isthme) et Maud Damperat (enseignante-chercheuse en gestion, COACTIS)
Suivie à 15h30 d’une visite commentée de l’exposition Inventaire ! Casino et Saint-Étienne, aux Archives municipales de Saint-Étienne

  • Cinémathèque de Saint-Étienne
    Vendredi 15 février 2019
    14h30
    Entrée libre



Casino et l’image : un outil de management commercial ?
Conférence illustrée par Pierre-Régis Dupuy et Hélène Rival, avec deux projections :

Le progrès en bouteilles (1930)
Les Docks franc-comtois, 12’

Plaisir de vendre (1950)
R. Gudin, Centre audio-visuel de l’Association française pour l’accroissement de la productivité, Casino, 27’

Manifestations en prélude de l’exposition du Musée d’art et d’industrie de Saint-Étienne « Vendre de tout, être partout : Casino », du 21 mars 2019 au 6 janvier 2020.

Présentations de l’ouvrage « Le monde ouvrier face à la Grande Guerre »

Présentations de l’ouvrage Le monde ouvrier face à la Grande Guerre

Le jeudi 27 septembre 2018 à la Maison Rouge (au Crêt de Roc) à Saint-Étienne, en début de soirée.

Le mardi 20 novembre 2018, à la Cinémathèque de Saint-Étienne
Présentation de l’ouvrage à 19 heures
Projection du film « Les croix de bois », de Raymond Bernard (France, 1931, 1h50) à 20 heures 30
Entrée libre

Les immigrés dans les luttes ouvrières, le tournant 68 (15 novembre 2018)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

La Biennale TRACES 2018 - Diffusion de captations réalisées lors de la journée du mercredi 14 novembre

Pour plus de renseignements : http://traces-migrations.org/

Journée TRACES à la Cinémathèque « Les immigrés dans les luttes ouvrières, le tournant 68 »

Mercredi 14 novembre, JOURNÉE TRACES : « les immigrés dans les luttes ouvrières, le tournant 68 », à la Cinémathèque de SAINT-ETIENNE

LES IMMIGRÉS DANS LES LUTTES OUVRIÈRES, LE TOURNANT 68
Mercredi 14 novembre, de 17h30 à 22h30
À la Cinémathèque de SAINT-ETIENNE
Entrée libre

Programme :

17h30 : Accueil et PROJECTION D’EXTRAITS DE DOCUMENTAIRES :
Saint-Étienne en comparaison des luttes nationales.
Pennaroya à Lyon, la banlieue parisienne : lutte des OS à Billancourt, à Talbot Poissy, à Citroën Aulnay,
foyers Sonacotra contre la circulaire Marcellin-Fontanet…

Projection d’extraits des films d’archives de la Cinémathèque de Saint-Étienne :

Grèves des mineurs et métallurgistes (1947/1948),
Immigrés à Saint-Étienne (grève des travailleurs tunisiens, 1973),
Sefamec (1979),
Il était une fois en France : Marche pour l’égalité et contre le racisme (1983).

18h30 : TABLE RONDE avec
Michelle Zancarini-Fournel, Professeure émérite d’histoire contemporaine ; auteure entre autres de : Le moment 68, une histoire contestée, (2008) / 68, une histoire collective co-dir. avec Philippe Artières. (2008)/ La France du temps présent 1945-2005 (2010)/ Histoire des femmes en France, XIXe-XXe siècle (2005)
Mohammed Ouaddane, Délégué général du Réseau Mémoires Histoires en Île-de-France
Des chercheurs du Gremmos (Groupe de recherches et d’études sur les mémoires du monde ouvrier stéphanois de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne)
(Captation Radio DIO pour l’émission spéciale Gremmos/DIO proposée le lendemain jeudi 15 novembre / 89.5 Fm – Ecoute en ligne www.radiodio.org) (Détails)

20h30 : CONVERSATION, café, bar

21h : PROJECTION
Le Mouvement des Travailleurs Arabes ou mémoires de luttes immigrées
de Dahmane Bouaziz (France, 2016)

Ce film nous conte l’histoire oubliée, tronquée, restée dans l’ombre d’une décennie de luttes sociales des immigrés dans les années 70. Organisés en Mouvement des Travailleurs Arabes, ils seront présents sur différents terrains politiques et sociaux, ce qui leur vaudra des inimitiés avec les syndicats et la Gauche traditionnelle, accusés de diviser la classe ouvrière. Séance en présence du réalisateur.

***

À la Cinémathèque, 20-24 rue Jo Gouttebarge, SAINT-ETIENNE

Contact : Antoine Ravat :04 77 43 09 86 – antoine.ravat@saint-etienne.fr
reseau.traces@gmail.com

Organisée par la Cinémathèque de Saint-Etienne, Traces et l’Association nationale Inter-réseaux Mémoires Histoire (AIMH)

http://traces-migrations.org/2018/09/27/cinematheque1411/

Exposition De la Stéphanoise à la Comédie (22-24 novembre 2018)

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Exposition 1912 à 2017 : De la Stéphanoise à la Comédie

Maison de quartier du Soleil, à Saint-Etienne
Du jeudi 22 au samedi 24 novembre 2018
Entrée libre

Exposition sur la Société stéphanoise de constructions mécaniques (SSCM), 1912-2005.

La biennale Traces 2018 (18 octobre 2018)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

La Biennale TRACES 2018

Avec Catherine Gauthier

Diffusion le jeudi 18 octobre 2018 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Pour plus de renseignements : http://traces-migrations.org/

Les chansons écrites sur les mineurs (jeudi 21 juin 2018)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Les chansons écrites sur les mineurs

Avec Jean-Paul Gaschignard et Jean-Michel Steiner

Diffusion le jeudi 21 mai 2018 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Appel à souscription « Le monde ouvrier face à la Grande Guerre. Le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925 »

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Appel à souscription pour l’ouvrage du GREMMOS :

Le monde ouvrier face à la Grande Guerre. Le bassin de Saint-Étienne de 1910 à 1925.



Saint-Barthélémy-Lestra, Actes Graphiques, parution prévue le 15 juin 2018, 302 pages.
ISBN 978-2-36863-044-4

Publié avec le soutien de la Mission du Centenaire, de la ville de Saint-Étienne et de l’association Jaurès dans la Loire.

Prix de souscription auprès de l’association (jusqu’au 15 juin 2018) : 18 euros
Prix de vente en librairie : 24 euros

Présentation de l’ouvrage :

De l’automne 1917 au printemps 1918, Saint-Étienne s’est trouvé au centre d’un mouvement de contestation qui remit en cause, tout à la fois, la politique gouvernementale, la conduite des opérations militaires et la direction nationale de la CGT.

Étudiant les conditions de travail, avant et pendant la guerre, des ouvrières et des ouvriers au sein de grandes entreprises (la Manufacture française d’armes et de cycles de Saint-Étienne, les Forges et ateliers de la Chaléassière) ou de branches (les laceteuses de la vallée du Gier, les métallos de la vallée de l’Ondaine, les mineurs), analysant les mouvements de grève des derniers mois du conflit et des temps de paix précédent et suivant la Grande Guerre, ainsi que les débats et les remous qui agitèrent les milieux syndicaux, l’ouvrage propose un tableau de cette région industrielle, de ses habitants, des difficultés qu’ils ont affrontées à l’époque de la Grande Guerre.

Éclairant les aspects de la vie des ouvriers des villes de la région stéphanoise, le rôle des grands acteurs (Albert Thomas, Clovis Andrieu, Alphonse Merrheim, Étienne Mimard, Joseph Leflaive, etc.), l’écho qu’y rencontrèrent les débats nationaux et internationaux (la guerre ou la paix, la Révolution russe), ce livre permettra de mieux connaître ces événements qui ont marqué les mémoires locales et l’histoire du pays.

Avec des contributions de Maurice Bedoin, Jean-Paul Bénetière, Henry Destour, Daniel Durand, Georges Gay, Jean Lorcin, Jean-Paul Martin, Luc Rojas, Jean-Michel Steiner, Antoine Vernet et Michelle Zancarini-Fournel.

Jean Lorcin, "1917 : un révélateur des tensions du monde ouvrier stéphanois", p. 7-20.
Michelle Zancarini-Fournel, "Ouvriers, ouvrières et politique patronale : l’entreprise Mimard pendant la Première Guerre mondiale", p. 27-36.
Antoine Vernet, "Patron social et patron de combat. L’action de Joseph Leflaive aux usines de la Chaléassière (1898-1925)", p. 41-73.
Luc Rojas, "Entre recomposition temporaire et intensification de la production : le travail dans les houillères stéphanoises (1914-1918)", p. 83-92.
Georges Gay, "Du mythe de la laceteuse à l’affirmation de l’ouvrière textile (1850-1920) : comment la Grande Guerre accéléra et acheva une évolution", p. 103-113.
Jean-Paul Martin, "Laurent Moulin : le parcours singulier d’un ouvrier chambonnaire, du syndicalisme révolutionnaire à l’Algérie", p. 117-128.
Jean-Michel Steiner, "Ouvriers, syndiqués et syndicats du bassin stéphanois à l’époque de la Grande Guerre (1911-1918)", p. 133-147.
Daniel Durand, "Les grèves de mai 1918 dans la Loire : d’une histoire singulière aux questionnements généraux", p. 159-178.
Maurice Bedoin, "De la guerre à la guerre sociale ? Mineurs, métallos et cheminots en grève (1919-1920)", p. 183-194.
Jean-Paul Bénetière, "La naissance et les premières années de la CFTC dans le bassin stéphanois : un “syndicat du juste milieu” dans une situation révolutionnaire ?", p. 201-212.
Henry Destour, "Contribution à là l’histoire du syndicalisme révolutionnaire et du mouvement ouvrier dans la Loire (1917-1924)", p. 219-235.



L’intitulé des encadrés hors-textes, ainsi que les conditions de la souscription sont consultables dans le bon en lien :

Cliquez ici pour télécharger le bon de souscription.

Un résumé des contributions, tirées des communications prononcées lors des 4es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne, est disponible ici (en lien).

Programmation spéciale « Mai 68 » à la médiathèque de Saint-Étienne

Programmation spéciale « Mai 68 » à la Médiathèque municipale et à la Cinémathèque de Saint-Étienne

Le mardi 29 mai
« Femmes en lutte dans les films du groupe Medvedkine »
Projections de différents films :
À bientôt, j’espère, de Chris Marker et Mario Marret (1967, 44’)
La charnière, d’Antoine Bonfanti (1968, 13’)
Classe de lutte du groupe Medvedkine de Besançon (1969, 40’)
La reprise du travail aux usines Wonder, de Jacques Willemont (1968, 9’)
Cinémathèque de Saint-Étienne
14 heures 30
Entrée libre

Le mardi 29 mai
Conférence « Comprendre mai 68 »
Par Jean-Michel Steiner, historien
Médiathèque de Tarentaize, salle Mazoyer
19 heures
Entrée libre

Le jeudi 31 mai
Colloque et projections « Mai 68, la Loire dans le conflit »
Dont à 18 heures : CGT, Mai 68, documentaire de René Vautier (1968, 55’)
Entrée libre
Lien vers l’article dédié

Le vendredi 1er juin
« Le cinéma de mai 68 »
Projection de Le joli mois de mai (1968, 33’), Citroën Nanterre (1968, 68’), Le droit à la parole de l’ARC (1968, 52’)
Cinémathèque de Saint-Étienne
14 heures 30
Entrée libre

Le vendredi 1er juin
Projection « Grands soirs et petits matins : Mai 68 au quartier latin »
Film de William Klein (1978, 97’)
Cinémathèque de Saint-Étienne
18 heures 30
Entrée libre

Que reste-t-il de mai 68 ?

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Que reste-t-il de mai 68 ?

Avec Michelle Destour et Maurice Bedoin

Diffusion le jeudi 17 mai 2018 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Rencontre à la Maison du patrimoine et de la mesure (La Talaudière)

Dimanche 6 mai 2018
À la Maison du patrimoine et de la mesure à La Talaudière
15 heures
Entrée libre

Rencontre avec un ancien mineur et présentation d’un document rare : « un livre réalisé par les enfants de mineurs de La Talaudière en 1954 ».

Document écrit à la plume et illustré à l’aquarelle, témoignage unique du monde minier à travers le regards d’enfants.


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Rencontre nationale de l’ACO à Saint-Étienne (18 au 21 mai 2018)

Nous signalons, quelques mois après les 5es Rencontres d’histoire ouvrière consacrées aux relations entre « Monde ouvrier et religions », la tenue au Centre des Congrès de Saint-Étienne de la Rencontre nationale de l’Action catholique ouvrière, du samedi 19 au lundi 21 mai 2018.

Plus de renseignements sur le site de l’ACO : http://acofrance.fr/

« Mai 68 a cinquante ans » pendant tout le mois de mai au Remue-méninges

Mai 1968 a cinquante ans

Notamment au programme, deux conférences / échanges au Remue-Méninges (programme complet du mois de mai en lien)

Mercredi 9 mai, Michelle Zancarini-Fournel, professeure émérite en histoire contemporaine à l’université Claude Bernard - Lyon-1
Co-directrice de 68, une histoire collective (1962-1981) (paru chez La Découverte, mars 2015)

Jeudi 24 mai, Pierre Héritier, Syndicaliste,
Ancien secrétaire national de la CFDT, fondateur de l’association LASAIRE.
Pierre Héritier a été un acteur de 1968 à Saint Etienne.

Et suivez le projet sur le site : https://50ans68.wordpress.com/

1968 - 2018 : Le 50e anniversaire de mai-juin 1968. La Loire dans le conflit (colloque IHS-CGT 42)

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1968 - 2018 : Le 50e anniversaire de mai-juin 1968. La Loire dans le conflit
Conférences et projections

Colloque organisé par l’IHS 42 Benoît Frachon
En partenariat avec le CEDMO42 et la LSR CGT Loire
Cinémathèque de Saint-Étienne
Jeudi 31 mai 2018
À partir de 14 h 30
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Intervention de Jacky Henry (historien, membre de la direction de l’UD-CGT de la Loire, collaborateur de l’IHS CGT 42), sur « L’avant-68 : l’envers des Trente glorieuses et le réveil ouvrier (1963-1967) »

Projection de films d’archives sur la Grande grève des mineurs de 1963 dans le bassin de la Loire, sur les Manifestations des métallurgistes à Saint-Étienne en 1965, sur le 13 mai 1968 à Saint-Étienne

Intervention d’Alban Graziotin (historien, professeur dans l’enseignement secondaire, GREMMOS et collaborateur de l’IHS CGT 42) sur les luttes sociales des années 68 (1968-1976)

Projection du film « Il se passe toujours quelque chose aux Nouvelles Galeries de Saint-Étienne », 1970

Intervention de Lucas Winiarski (doctorant en science politique, laboratoire Triangle), sur « Les lendemains de mai 1968 - La fin des Trente glorieuses et la crise capitaliste : désindustrialisation et résistances ouvrières »

Projection des films sur le Rallye des bradés à Saint-Étienne en 1976, et sur la SEFAMEC à Saint-Jean-Bonnefonds en 1979

18 heures : Projection du film « CGT, mai 68 » (56’) de René Vautier, réalisé sur commande de l’IHS CGT national.

Programme détaillé (en lien).

Nouvelle représentation « Métallos et dégraisseurs » (21 avril 2018)

Samedi 21 avril, 19 heures
Amicale laïque de Tardy (Saint-Étienne)
Organisé par l’Union locale CGT de Saint-Étienne
Entrée 8 euros (5 euros tarif réduit : voir affiche en lien)

Lien vers l’affiche pour plus de renseignements.

Un retour sur les 5° Rencontres d’histoire ouvrière (19 avril 2018)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Un retour sur les 5°Rencontres d’Histoire Ouvrière de Saint-Étienne du 19 janvier 2018 : Monde ouvrier et religions

Avec Jean-Paul Bénetière

Diffusion le jeudi 19 avril 2018 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Représentation « Métallos et dégraisseurs » le vendredi 23 mars au Lycée Mimard

Au profit de l’Association AISPAS (Association interprofessionnelle de soin et de prévention des abus sexuels)
Le vendredi 23 mars 2018
20 heures
Salle de spectacles du Lycée Étienne Mimard (Saint-Étienne)

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La Bourse du Travail de Saint-Etienne : histoire et avenir (15 mars 2018)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

La Bourse du Travail de Saint-Étienne : histoire et avenir

Avec Maurice Bedoin et Jean-Michel Steiner

Diffusion le jeudi 15 mars 2018 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

« Mémoires ouvrières, mémoires stéphanoises » : manifestation à la Bourse du Travail (13 mars 2018)

Premières Rencontres « Mémoires sociales et citoyennes »
Manifestation organisée par le Syndicat CGT des retraités des organismes sociaux de la Loire

1938 - 1968 Mémoires ouvrières, mémoires stéphanoises

Mardi 13 mars 2018
À partir de 14h30
Bourse du Travail de Saint-Étienne
Salle Sacco & Vanzetti

Présentation de l’événement :

Nous vivons aujourd’hui dans une société dont les mutations brutales interpellent. Santé, protection sociale, dépendance, accès aux droits, vie sociale, citoyenneté.......la complexité des problèmes posés nécessite en tout état de cause de ne pas occulter les réalisations, les mobilisations et les luttes sociales passés. Au contraire, c’est bien avec une parfaite connaissance de ce passé que l’on pourra construire l’avenir.
Les rencontres Mémoires sociales et citoyennes ont pour ambition de faire ce lien indispensable. Et pour inaugurer ce programme, alors que l’on va marquer cette année leur cinquantenaire, comment ne pas revenir sur les événements de Mai 1968 à St-Etienne, sans revenir sur ce qu’a vécu cette ville ouvrière au cours des 30 années précédentes ?



Programme de l’après-midi

Projection de 4 films :

  • Les grèves de 1947 à 1948 (durée 4’ et 5’)
  • Saint-Étienne : Ciné-mémoire d’une ville ouvrière (52’)
  • Le 13 mai 1968 dans la Loire (9’)



Présentation et commentaires par Gérard Vial, réalisateur et ancien directeur de la Cinémathèque de Saint-Étienne

Suivis d’un débat, nourri des témoignages de la salle, sur la thématique « Mai 1968 à Saint-Étienne et dans les organismes sociaux » (introduction par Monique Ducat)

Présence de stands de l’Institut d’histoire sociale de la Loire Benoît Frachon et de Loisirs solidarités retraités Loire.

17h30 : Pot fraternel

Colloque CEDMO42 « Le mouvement de la paix dans la Loire, 1948-1998 » (23 mars 2018)

Le vendredi 23 mars 2018
Bourse du Travail de Saint-Étienne
9 h – 17 h 30

Colloque du CEDMO42 : "1948 – 1998 : Le Mouvement de la paix dans la Loire, de l’interdiction de la bombe atomique à la paix en Algérie et au Vietnam"

Programme

9 heures : accueil
9 h 30 : Mot de bienvenue : CEDMO42

Première session
Présidence : Maurice Bedoin, GREMMOS

9 h 45 : « Yves Farge : de la Résistance au pacifisme », Raphaël Spina, historien
10 h 20 : « De la guerre passée à la guerre annoncée – Les combattants de la paix du département de la Loire de 1949 à 1954 », Jean-Michel Steiner, historien
11 h 10 : « Le quartier du Soleil, un quartier pour la paix, 1948 - 1956 », Marinette
Tynaire, témoignage
11 h 30 : Vernissage de l’exposition, apéritif d’honneur

14 heures : accueil
Deuxième séance
Présidence : Daniel Jaboulay, président de l’IHS-42 Benoît Frachon

14 h 20 : « Chrétiens et communistes dans la lutte pour la paix dans la Loire », Daniel Durand, président du CEDMO42,
14 h 55 : « La lutte pour la paix au Vietnam à Saint-Étienne », échanges et souvenirs de témoins
15 h 55 : « Naissance d’un comité de paix à Rive-de-Gier, 1987 –1998 », Rolland
Fournel, témoignage
16 h 15 : « Contre les essais nucléaires français, une action originale à Saint-Étienne, 1987 – 1992 », Anne-Marie Durand, professeure d’histoire
16 h 35 : Questions et échanges sur les deux parties

17 h : Conclusion, Daniel Durand, président du CEDMO42
17 h 15 – 18 h : visite de l’exposition, librairie

Conférences de l’Institut du Travail

Conférences de l’Institut du Travail
Université Jean Monnet, Saint-Étienne
Site Tréfilerie, amphithéâtre E01
18h - 20h
Entrée libre

Le 28 mars 2018 (report de la séance du 8 février 2018)
Jean-Paul Benetière.
Conférence "Edmond Maire, le « recentrage » de la CFDT, et l’UD CFDT de la Loire".

Le 7 mars 2018.
Eric Marlière.
Conférence "Des « métallos » aux « jeunes des cités »".
Éric Marlière est sociologue à l’IUT "B" de l’Université de Lille, membre du laboratoire CeRIES. Auteur de l’ouvrage Des « métallos » aux « jeunes des cités ». Sociohistoire d’une banlieue ouvrière en mutation, il interviendra sur les transformations des milieux populaires et les recompositions des jeunes des quartiers populaires.

Les mines de la vallée du Gier (15 février 2018)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Les mines de la vallée du Gier

Avec Rolland Fournel et Maurice Bedoin

Diffusion le jeudi 15 février 2018 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

« Le travail des femmes dans la rubanerie » au Musée d’art et d’industrie

Événements au Musée d’art et d’industrie de Saint-Étienne

  • Le jeudi 8 mars 2018
    Conférence « Le travail des femmes dans la rubanerie au 19e siècle »
    Par Frédéric Zarch, médiateur culturel au MAI et historien
    18 heures
    Prix de l’entrée au MAI (7€, tarif réduit 5€)



http://www.mai.saint-etienne.fr/content/conference-travail-des-femmes-dans-rubanerie-au-19eme-siecle

  • Le samedi 24 mars 2018
    Visite guidée de la collection rubans « Le travail des femmes dans la rubanerie »
    16h15 - 17h15
    Prix de l’entrée au MAI (7€, tarif réduit 5€)
    Sur réservation



http://www.mai.saint-etienne.fr/content/regards-sur-collections-travail-des-femmes-dans-rubanerie

À noter également : le 1er février 2018 à 18 heures
Conférence au MAI de Hervé Joly, directeur de recherches CNRS, sur « Les entreprises Gillet dans la région stéphanoise »

http://www.mai.saint-etienne.fr/content/conference-entreprises-gillet-dans-region-stephanoise-0

Nouvelles présentations de l’ouvrage « L’union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire », janvier-février 2018

Jean-Paul Bénetière présente son livre L’Union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire, Déconfessionnalisation, autogestion, crise et résistance au « recentrage » (1944-1988) (Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017) :

  • le mercredi 17 janvier 2018 à la Librairie Lune et L’Autre à Saint-Etienne (19 rue Pierre Bérard) à partir de 19 heures ;



  • le vendredi 2 février 2018 à la Cinémathèque de Saint-Etienne (24 rue Jo Gouttebarge), dans le cadre d’une journée qui comprendra la projection du film « CFDT, Histoire d’une naissance » (Sophia Périé et Dominique Parret) " à partir de 14 h 30, suivie d’un débat avec le public, puis d’une interview de l’auteur pour l’émission À plus d’un titre sur RCF à 18 heures, et enfin d’une nouvelle projection à 19 h 30, elle aussi suivie d’un débat avec le public ;



  • le mercredi 7 février pour l’Institut du travail, Université Jean Monnet de Saint-Étienne, site Tréfilerie, amphithéâtre E01, de 18 à 20 heures.

Projection « Mélancolie ouvrière » le dimanche 4 février 2018 au MAI

Le dimanche 4 février
14 heures 30
Au Musée d’art et d’industrie de Saint-Étienne
Gratuit, réservation conseillée

Projection du film « Mélancolie ouvrière » (2017, 1h30)
Adaptation de l’ouvrage de Michelle Perrot
En présence du réalisateur Gérard Mordillat

Plus d’informations : http://www.mai.saint-etienne.fr/content/projection-du-film-melancolie-ouvriere-0

Conférence « La guerre des cathédrales, création d’un diocèse indépendant »

Conférence de l’association Histoire et patrimoine de Saint-Étienne
« La guerre des cathédrales, création d’un diocèse indépendant »
Par l’abbé Bruno Martin

Conférence sur la guerre des cathédrales, entre la Grand’Église et l’église Saint-Charles, et la création d’un diocèse indépendant à Saint-Étienne.

Hôtel de Villeneuve - Musée du vieux Saint-Etienne
Samedi 20 janvier 2018, 14h30
Entrée libre (dans la limite des places disponibles, arrivez bien en avance pour être certains d’assister à la conférence).

(Nous signalons exceptionnellement cette conférence qui ne porte pas sur les thématiques ouvrières afin d’inviter les personnes intéressées par l’histoire religieuse stéphanoise, dont il sera question le vendredi 19 janvier lors des 5° Rencontres d’histoire ouvrière, d’approfondir leurs connaissances sur le sujet).

Programme des 5e Rencontres d’histoire ouvrière de St-Étienne : « Monde ouvrier et religions au XXe siècle » (vendredi 19 janvier 2018)

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Monde ouvrier et religions au XXe siècle
5e Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne
Organisées par le GREMMOS (Groupe de recherches et d’études sur les mémoires du monde ouvrier stéphanois)
Vendredi 19 janvier 2017, 8h30 - 17h30
Université Jean Monnet (site Tréfilerie, amphithéâtre E01)
Entrée libre


S’intéresser aux influences réciproques entre religions, Églises et monde ouvrier au XXe siècle, c’est étudier comment certains catholiques et protestants ont tenté de reconquérir un monde ouvrier en partie déchristianisé. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, des organisations chrétiennes, surtout catholiques - la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, l’Action Catholique Ouvrière, les prêtres ouvriers - se sont donné cette mission, tout en étant souvent étroitement surveillés par l’Église et, pour certains d’entre eux, arrêtés dans le travail entrepris. En même temps, des institutions d’encadrement, pour l’essentiel mises en place au XIXe et au début du XXe siècle, accueillaient les milieux ouvriers : écoles, jardins ouvriers, patronages, colonies de vacances, ouvroirs pour les filles.

Leur engagement dans le monde ouvrier a parfois transformé les militants chrétiens en militants syndicaux et politiques les amenant à prendre des positions opposées à celles de l’Église. En tout état de cause, à la fin du XXe siècle le monde ouvrier restait un monde déchristianisé et certains auteurs se demandaient « où étaient passés les catholiques ».

En ce qui concerne l’Islam, les sources et les études sont moins importantes, mais la question demeure : quelle a été l’influence de cette religion sur un monde ouvrier où la part des travailleurs musulmans a fortement augmenté depuis la Seconde Guerre mondiale ?

Dans ces 5es Rencontres, le GREMMOS propose de parcourir l’histoire des influences réciproques entre monde ouvrier, mouvement ouvrier et religions en s’appuyant sur des travaux de recherche locaux ou nationaux et sur des témoignages.


8h30 Accueil des intervenants et des participants
Propos liminaires du président du GREMMOS
9h00 Michelle Zancarini-Fournel : Ouverture : État des lieux et questionnements


Présidence de la matinée : Michel Rautenberg


9h30 Michèle Rault : Femmes chrétiennes engagées dans le monde ouvrier : l’exemple de la Fraternité dominicaine ouvrière (1948-1954)
10h00 Maurice Bedoin : La Mission ouvrière, l’articulation du religieux et du politique durant l’année 1963
10h25 Pause
10h40 Alban Graziotin : Des ouvriers chrétiens en action dans les conflits du travail et la crise du bassin stéphanois (années 1970-1980)
11h05 Jean-Paul Bénetière : La transformation des militants “chrétiens” en militants syndicaux et politiques
11h20 Table ronde : avec André Momein, Michel Bouteille et Roger Millet ; animation : Jean-Paul Bénetière
11h50 Débat : Discussion sur la table ronde et les interventions de la matinée
12h30 Repas


Présidence de l’après-midi : Serge Proust


14h00 François Maguin : Enjeux de territoire et transformation du militantisme catholique : le quartier de Solaure
14h30 Julian Mischi : Les transformations contemporaines de l’engagement ouvrier : le rôle des valeurs religieuses
15h00 Pause
15h15 Allaoua Bakha Témoignage : Le poids du religieux dans la culture des ouvriers kabyles
15h35 Vincent Gay : Les enjeux sociaux et politiques liés à la question de l’Islam ouvrier et les évolutions des lectures du monde social et de la classe ouvrière dans l’industrie automobile
16h05 Abdelkader Belbahri : Témoignage : Les grèves de l’automobile comme premier signe du développement de l’Islam politique en France
16h25 Débat : Discussion sur les interventions de l’après-midi
17h00 Michelle Zancarini-Fournel : Conclusions de la journée


Intervenants de la journée :

Allaoua Bakha : ancien directeur de centre social, militant associatif
Maurice Bedoin, historien et géographe, spécialiste de l’histoire de la mine, membre du GREMMOS
Abdelkader Belbahri, sociologue, ancien maître de conférences en sociologie à l’Université Jean Monnet, Saint-Étienne
Jean-Paul Bénetière, historien, spécialiste de l’histoire de la CFDT, membre du GREMMOS
Michel Bouteille, ancien jociste, ancien syndicaliste de la CFDT puis de la CGT
Vincent Gay, maître de conférences à l’Université Paris 7 Denis Diderot, membre de l’IDHE.S (université Évry Val d’Essonne), spécialiste de l’histoire de l’immigration
Alban Graziotin, historien, spécialiste d’histoire sociale, membre du GREMMOS
Roger Millet, ancien militant de la CFDT, adhérent du syndicat des transports CFDT (retraités)
François Maguin, historien, membre de l’Université de la vie associative (Université Jean Monnet, Saint-Étienne), membre du GREMMOS
André Momein, ancien jociste, ancien syndicaliste CFDT, syndicaliste FSU
Julian Mischi, sociologue et historien, directeur de recherches à l’INRA de Dijon, spécialiste de l’histoire du PCF
Serge Proust, sociologue, Université de Saint-Étienne
Michèle Rault, conservatrice en chef du patrimoine aux Archives municipales d’Ivry-sur-Seine,
Michel Rautenberg, sociologue, Université de Saint-Étienne
Michelle Zancarini-Fournel, professeure émérite d’histoire contemporaine, Université Lyon 1, LARHRA, spécialiste d’histoire sociale et de l’histoire des femmes

Téléchargez le flyer en cliquant sur ce lien.

Le théâtre de marionnettes Pitou à Saint-Étienne (18 janvier 2018)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Le théâtre de marionnettes Pitou en région stéphanoise au tournant des XIXe et XXe siècles.

Avec Henry Destour et Jean-Michel Steiner.

Diffusion le jeudi 18 janvier 2018 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Conférence de Julian Mischi à l’Institut du Travail (jeudi 18 janvier 2018)

Jeudi 18 janvier 2018
Université Jean Monnet, Saint-Étienne
Site Tréfilerie, amphithéâtre E01
18h - 20h
Entrée libre

Conférence de Julian Mischi, directeur de recherches à l’INRA de Dijon (CESAER)

Transformations du travail et modifications de l’action syndicale.

Présentation de l’Institut du Travail :

Julien Mischi mène différentes recherches sur les transformations du travail et de l’action syndicale. Il a publié récemment un ouvrage consacré au travail et à l’action syndicale dans un atelier industriel de la SNCF installé dans un bourg industriel de 3000 habitants et non dans une grande ville industrielle.

"Ce livre s’appuie sur une enquête menée pendant cinq ans sur le quotidien de syndicalistes ouvriers dans un atelier SNCF, au sein d’un bourg industriel de 3 000 habitants. Donnant la parole à des populations souvent associées à tort au seul monde agricole et essentiellement dépeintes par les médias nationaux comme des électeurs du FN, il montre que les ouvriers constituent le premier groupe social des campagnes françaises et tente de répondre à la question : comment s’engager quand tout pousse à la désyndicalisation ?

La restitution d’entretiens et de discussions dans le syndicat, tout comme l’observation des mobilisations, font entrer le lecteur dans l’ordinaire de la vie d’ouvriers syndiqués et montrent des tentatives d’organisation collective concrètes face aux réorganisations managériales. Explorant les réalités du militantisme en entreprise, l’ouvrage souligne que les clivages de classes, loin d’avoir disparu, se sont reconfigurés dans un nouveau contexte politique et économique – contexte où l’engagement à gauche peut aussi se perpétuer dans des conditions renouvelées, voire se développer"

Julien Mischi, Le bourg et l’atelier. Sociologie du combat syndical, Paris,
Agone, 2016.

À partir de ses différentes recherches, il interviendra sur les transformations du
travail et ses effets sur l’action syndicale.

« Il y a 100 ans la Révolution russe », événement à Montbrison (14 et 16 décembre 2017)

Il y a 100 ans la Révolution russe
Événement organisé par ATTAC Forez

Jeudi 14 décembre 2017
Cinéma Rex Montbrison
20 heures
Entrée 5 euros

Projection du film de Serguei M. Eisenstein, « Le cuirassé Potemkine »
Présentation par Michel Balmont, professeur d’audiovisuel

Et

Samedi 16 décembre 2017
Centre social de Montbrison
Entrée libre, PAF souhaitée

1917, l’année qui a changé l’histoire

14 h 30 : Ouverture
Exposition « Images de 1917 »

Présentations et échanges :
15 h : « 1917 en Russie : une révolution ou des révolutions ? », avec Jean-Michel Steiner, historien
17 h : « 1917, l’année qui a changé l’histoire du monde », avec Bertrand Lordon, économiste

18 h 30 : Chants de luttes avec la chorale La Ravachole
19 h 15 environ : Échanges autour d’un apéritif offert par l’organisateur
20 h environ : Repas tiré du sac et partagé entre tous les participants

La Sainte-Barbe à la Maison de la mesure et du patrimoine de La Talaudière

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Conférence de Maurice Bedoin « Roche-la-Molière et l’après-guerre, une ville à l’épreuve de la grève des mineurs de 1948 »

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Monde ouvrier et religions... présentation des 5e RHO (22 décembre 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Présentation des 5e Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne : « Monde ouvrier et religions »

Avec Jean-Paul Bénetière et Jean-Michel Steiner.

Diffusion le jeudi 22 décembre 2017 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Retrouvez les informations sur les futures rencontres du vendredi 19 janvier 2018 en cliquant sur le lien.

Présentation de l’ouvrage « L’Union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire » de Jean-Paul Bénetière (12 décembre 2017)

Jean-Paul Bénetière présente son livre L’Union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire, Déconfessionnalisation, autogestion, crise et résistance au « recentrage » (1944-1988) (Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017) le mardi 12 décembre 2017 dans le local de l’Union Locale CFDT de Saint-Chamond, Hôtel-Dieu, rue de la Charité, Saint-Chamond à partir de 20 heures.

1948, la grève des mineurs du bassin de la Loire (16 novembre 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

1948. La grève des mineurs du bassin de la Loire

Avec Maurice Bedoin et Jean-Michel Steiner.

Diffusion le jeudi 16 novembre 2017 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Retrouvez les informations sur l’ouvrage en cliquant sur le lien.

Visite spéciale et spectacle au Puits Couriot le dimanche 26 novembre 2017

Puits Couriot Parc-musée de la mine
Le dimanche 26 novembre 2017


En parallèle de la braderie organisée à la boutique du musée du vendredi 24 au dimanche 26 :

Visite thématique guidée « Mineurs d’ici et d’ailleurs »

Cette visite guidée dans les salles d’exposition et la galerie de mine reconstituée offre une manière d’appréhender le quotidien, la diversité des parcours et l’importance de la contribution des populations étrangères au développement économique de la France.
Départ de visite à 10h - Durée 1h15
Public adulte / + 16 ans
Sans réservation, inscription à l’accueil du musée (places limitées)
Tarif : 7€ et 5€

Spectacle « De la farine au charbon »
Par la compagnie La Tarlatane, dans le grand lavabo

L’histoire de ces « volontaires malgré eux », ces italiens de France, qui se sont laissés emporter par le grand flux migratoire de l’après Seconde Guerre mondiale...
À chaque étape de ce voyage obligé, quelques chansons s’élèvent, porteuses d’espoir ou de révolte...
Mise en scène Gisèle Bianchi, interprété par Camille Gonzalez et Gisèle Bianchi
Rendez-vous à 16h30 pour un goûter familial
Début du spectacle à 17h
Durée 1h (vêtements chauds conseillés)
Tout public
Gratuit - Sans réservation

Plus d’informations sur le site internet du Puits Couriot.

Présentation de l’ouvrage « Saint-Étienne, ville imaginée. Mineurs, artistes et habitants »


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Présentation de l’ouvrage collectif Saint-Étienne, ville imaginée. Mineurs, artistes et habitants, dirigé par Michel Rautenberg et Corine Védrine, paru aux Publications de l’université de Saint-Étienne (PUSE), dans la collection « Matières à penser », le jeudi 23 novembre, 19 heures, à la librairie LUNE & L’AUTRE.

Troisième retour sur les 4e RHO (jeudi 19 octobre 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

L’émission mensuelle du GREMMOS est de retour sur les ondes de Radio DIO en ce mois d’octobre. Pour sa rentrée, il sera question d’un dernier retour sur sur les 4e Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne de janvier dernier, avec un sujet portant sur la troisième session des journées, organisée autour de la thématique « Les syndicalistes face à (et après) la Grande Guerre ».

Les résumés sont disponibles à la page suivante (en lien).

Avec Henry Destour et Jean-Paul Bénetière.

Diffusion le jeudi 19 octobre 2017 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

La prochaine émission (jeudi 16 novembre 2017) sera consacrée à l’ouvrage récemment paru de notre ami Maurice Bedoin, 1948. La grève des mineurs du bassin de la Loire (présentation en lien).

Colloque de l’IHS-CGT 63 « 1917 : le mouvement ouvrier, la CGT, les révolutions russes » (samedi 16 décembre 2017)

Colloque, expositions, projection "1917 : le mouvement ouvrier, la CGT, les révolutions russes"
Institut d’histoire sociale CGT du Puy-de-Dôme
Salle Georges Conchon
3, rue Léo Lagrange, Clermont-Ferrand
Samedi 16 décembre 2017

Présentation : Pour marquer le 100e anniversaire de la 3e Conférence confédérale de la CGT qui s’est tenue à Clermont-Ferrand, les 23, 24, 25 décembre 1917, l’Institut d’Histoire Sociale du Puy-de-Dôme (IHS-CGT63) avec le syndicat CGT du personnel départemental (CGT-CD 63) organisent le samedi 16 décembre 2017 Salle Georges Conchon 3, rue Léo Lagrange à Clermont-Ferrand, plusieurs manifestations (présentation générale) :

1° un colloque d’histoire sociale sur le thème « 1917 : le mouvement ouvrier, la CGT, les révolutions russes »,

2° deux expositions une « 1917 : le mouvement ouvrier, la CGT » et une deuxième en partenariat avec l’association La Courtine 1917 : « 1915-1920 : le corps expéditionnaire russe en France ».

3° la projection du film documentaire "Lénine et Marcel" de Marie-Dominique Montel et Christopher Jones, coproduit par France 3 Nouvelle Aquitaine et Zoulou Compagnie.

Vous trouverez en pièce-jointe, le carton d’invitation et le programme plus détaillé de cette journée : cliquez ici

Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire dès maintenant}, par mail (cliquez sur le lien précédent), en précisant bien dans votre courriel si vous souhaitez assister au colloque et/ou au film. Il est aussi possible de s’inscrire pour les repas (cf. programme).

Le tout est gratuit : colloque, film, inscription. Seuls les repas sont à régler d’avance.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la pagé dédiée aux manifestations sur le site de l’UD-CGT du Puy-de-Dôme.

Concert Chorale de chansons de passementiers (lundi 2 octobre)

Chorale de chansons de passementiers de l’ensemble Unacorda
Lundi 2 octobre 2017, 18 heures
Auditorium du Conservatoire Jules Massenet
32, rue des Francs Maçons
Saint-Étienne

Entrée gratuite

Sous la direction d’Alexis Gipoulou, proposé par l’Association des Amis du musée d’Art et d’Industrie.

Rencontres Livres en marge – 1917 2017 Révoltes et révolution (du 6 au 8 octobre 2017)

Rencontres Livres en marge
6 - 7 - 8 octobre 2017
À Saint-Étienne

1917 2017 Révoltes et révolution



Conférences, exposition, projections, théâtre

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Lieux : La Dérive, la Bourse du Travail, le Chok Théâtre

Vendredi 6 octobre

À partir de 19 h 30 : La Dérive (91 rue Antoine Durafour) (bar et petite restauration)

  • 20 h 00 : conférence-débat avec Rémi Adam, historien : « Il y a 100 ans, la révolte des soldats russes en France »



Samedi 7 octobre

À partir de 10 heures : Bourse du Travail de Saint-Étienne (4 cours Victor Hugo)

  • 10 h 30 : Jean-Paul Gady (association La Courtine 1917) présente l’exposition « 1915-1920, le corps expéditionnaire russe en France », et le livre « 1917, le Limousin et la Révolution russe »
  • 12 h 00 : apéro musical avec La Barricade et chorales associées, la fanfare Les potes âgés
  • 15 h 00 : conférence-débat avec Éric Aunoble, historien : « 1917-2017, d’une révolution sociale à son effacement »
  • 19 h 00 : fermeture de la Bourse du Travail



À partir de 20 h 30 : Chok Théâtre (24 rue Bernard Palissy) (bar et petite restauration)

  • La Bourlingue Théâtre présente « La ville qui allait ébranler le monde », d’après l’oeuvre de John Reed
  • « Écoutez Marcel Body », documentaire de Bernard Baissat et Alexandre Skirda



Dimanche 8 octobre

À partir de 10 heures : Bourse du Travail (4 cours Victor Hugo) (bar et petite restauration)

  • 11 h 00 : lecture par Sabrina Lorre du texte « Révoltée » de Evguénia Laroslavskaïa-Markon
  • 14 h 00 : « 20 000 moujiks sans importance », film de Patrick Le Gall
  • 16 h 30 : clôture de « Livres en Marge 2017 »

Annonce 5e RHO « Monde ouvrier et religions à Saint-Étienne (et ailleurs) au XXe siècle jusqu’à nos jours » (janvier 2018)

Problématique des 5es Rencontres d’Histoire Ouvrière de Saint-Étienne

« Monde ouvrier et religions » - Janvier 2018

Depuis la création des Rencontres d’Histoire ouvrière, le Gremmos s’est intéressé à différents aspects des relations sociales et économiques qui ont touché le monde ouvrier dans le bassin stéphanois, durant le XXe siècle. Cette année, il s’est fixé pour objet d’étudier l’interférence des religions avec le monde ouvrier, une thématique que nous n’avions pas abordée jusqu’alors, une thématique pourtant tellement riche d’informations sur les comportements et les engagements.

A priori l’adhésion religieuse appartient à l’intime de chacun, mais elle participe aussi éminemment au collectif, comme l’a démontré Durkheim [1], dans la mesure où les religions, qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes, structurent une pensée, une pratique, une communauté, des aspirations.

Il convient de savoir si les travailleuses et les travailleurs, et entre autres, celles et ceux de la région stéphanoise, demeurent au XXe siècle des pratiquants ? Dès lors leurs comportements s’alignent-ils en conformité aux préceptes de leurs Églises ou au contraire gardent-ils une position relativement extérieure et critique vis à vis de leur hiérarchie ? Quelle influence reconnaissent-ils aux valeurs de la République dans leurs engagements, une République qui s’affiche souvent comme anticléricale et laïque ? Quant à l’Église elle-même, de quelle autonomie fait-elle preuve dans ses engagements et désengagements politiques qui la font se rapprocher ou s’éloigner de la classe ouvrière ? Enfin, comment les travailleurs maghrébins se positionnent-ils face aux sollicitations parfois contradictoires d’être à la fois des pratiquants musulmans et des citoyens français ?

Si ce travail d’élucidation des 5es RHO porte sur le bassin stéphanois, c’est qu’il s’agit d’un espace d’étude pertinent. Ses populations, souvent issues de migrations, arrivent avec une imprégnation religieuse encore forte. Que ce soit quand elle proviennent des « montagnes » proches à forte prégnance catholique – la « petite Vendée » de Haute-Loire, les Monts du Lyonnais ou du Pilat – et protestante – le haut plateau ardéchois –, ou musulmane – pays du Maghreb puis d’Asie mineure. Elles contribuent ainsi au cosmopolitisme local tant humain que religieux. Des comparaisons riches de sens sont possibles avec d’autres régions industrielles françaises : l’est lorrain, le bocage normand ou la région de Saint-Nazaire.

De la révolution de 1848 et de la Commune, toutes les deux achevées sur des massacres, il reste une tradition, celle d’une république sociale, celle que Michèle Riot-Sarcey a recherchée et définie comme la liberté de « pouvoir agir » des ouvriers [2]. Si cette tradition fut reprise par les syndicalistes révolutionnaires, les partisans de l’autonomie ouvrière furent vaincus par les « défenseurs du collectivisme d’état » ou « de la représentation parlementaire » à laquelle les classes aisées se rallièrent. De ces événements traumatisants et fondateurs le monde ouvrier a gardé une forte tendance à l’anticléricalisme, voyant souvent dans l’Église catholique un défenseur de la hiérarchie engendrée par l’industrialisation, voire un prêcheur de résignation.

À partir de 1870 s’instaure et croît dans la société une lutte sourde entre deux emprises : celle de l’Ordre moral et du paternalisme d’une part, celle de l’anticléricalisme, de l’irréligion, de l’intransigeance laïque, voire de l’athéisme militant d’autre part. Dans les années 1890, se développent une vraie compétition entre les œuvres religieuses et les initiatives issues du monde associatif laïque.

L’héritage culturel et religieux, issu du christianisme social, a été renouvelé en 1891 par l’encyclique Rerum Novarum et le développement du Sillon. Catholiques et protestants rivalisent d’initiatives pour secourir des populations ouvrières touchées par la crise économique et la perte de la foi religieuse. Le projet était tout à la fois d’évangéliser les masses, de les secourir dans leur détresse, de lutter contre le « syndicalisme athée » [3], voire de restaurer un ordre social chrétien. Des œuvres infantilisant les ouvriers, telles la charité patronale ou les usines-couvents, ces courants évoluent vers des formes plus respectueuses de l’identité ouvrière : « jardins ouvriers » du Père Volpette, « œuvre des enfants à la montagne » du pasteur Louis Comte, cercles paroissiaux, centres sociaux de la Loire créés dans la mouvance de l’Église catholique, après 1943, à Saint-Étienne, Saint-Chamond, Firminy et Saint-Genest-Malifaux [4].

Parallèlement, du côté laïque, se multiplient patronages, fêtes, amicales laïques, avec le souci de former des esprits libres, des enfants pétris « des codes de bonne conduite en collectivité », convaincus de l’utilité de la gymnastique et du sport, des esprits animés par le patriotisme, ouverts à la culture

Cette lutte se poursuivit dans d’autres domaines. Ainsi par exemple, grandit une âpre rivalité entre les systèmes concurrents de formation professionnelle des ouvriers. La Loire au début du XXe siècle est le département qui a construit le plus grand nombre d’écoles professionnelles municipales après Paris et le département de la Seine, offre complétée par plusieurs écoles privées.

La loi de séparation des Églises et de l’État, de 1905, votée à l’initiative d’Aristide Briand, député de la Loire de 1902 à 1919, et soutenue par Jean Jaurès, représente un vrai point de rupture. C’est avec elle que la laïcité installe dans le paysage politique et religieux les principes de neutralité, de pluralisme et de liberté de conscience. Elle vise, notamment, à affranchir les consciences du monde ouvrier de l’obéissance religieuse.

La période 1919-1944 qui suit la Première Guerre mondiale est d’abord marquée par une vague de grandes grèves, par les scissions de la SFIO et de la CGT en organisations rivales (PCF et CGTU), par la disparition du courant syndicaliste révolutionnaire et par la création de la CFTC, alors très minoritaire, qui intègre les syndicats féminins chrétiens et prend part à certaines luttes communes dans les années 1920 et 1930. Cette centrale devient plus ouvrière après la création et le développement de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) en France à partir de 1927. En 1936, la CGT et la CGTU se réunifient et un grand mouvement de grèves accompagné d’un formidable développement des syndicats, accompagne l’élection du gouvernement de Front Populaire, avant un nouveau reflux dû à l’éclatement du Front populaire et à l’approche d’une nouvelle guerre.

Alors que de nombreux militants des organisations « chrétiennes » reprochent à la majorité de l’épiscopat d’avoir eu beaucoup d’indulgence à l’égard du régime de Vichy, le rôle joué par le PCF dans la Résistance lui permet d’exercer à travers la CGT une très grande influence dans le mouvement ouvrier à la Libération [5].

On assiste ainsi à un rapprochement entre les organisations catholiques de jeunesse et la CFTC d’une part et les organisations appartenant au bloc PCF-CGT d’autre part [6]. Pour certains membres d’organisations ouvrières catholiques (MLP, MLO), les vrais militants ouvriers se trouvaient dans la mouvance communiste. L’ignorer, c’était courir le risque de se couper du mouvement ouvrier. Ce rapprochement, sauf pour un petit nombre de militants qui rejoignirent la CGT ou le Mouvement de la Paix [7], fut limité à une pratique de plus en plus importante de l’unité d’action. Il n’alla pas jusqu’à l’unité organique entre CGT et CFTC, que la CGT avait, dans un premier temps, cherché à imposer. Par sectarisme et dogmatisme une partie des dirigeants de la CGT ont contribué à transformer la CFTC en pôle alternatif et démocratique.

Il nous faut accorder une place au rôle de l’action catholique en milieu ouvrier après la Seconde Guerre mondiale. L’action des militants de la JOC et de la JOCF peut être comprise comme un vecteur d’éveil et de formation des jeunes. Dès lors et compte tenu de la place de la galaxie communiste, on assiste à une rivalité entre mouvements de jeunesse : UJRF versus JOC. Ce mouvement, bien qu’encadré par des aumôniers, n’a pas toujours été perçu par la hiérarchie comme très orthodoxe. Ses discours et ses prises de position se singularisent lors des élections et des conflits du travail. Il sera intéressant d’étudier de ce point de vue la grève des mineurs de 1963, à l’image de celle de 1948 [8].

Après 1950, la CFTC s’est détachée de l’emprise du MRP. Un courant de catholiques de gauche, dont certains s’investissent plus tard au PSU et au parti socialiste, grandit en son sein [9]. Dans les années 1960, encouragée par certains positions prises par le concile Vatican II et dans l’espoir de devenir un grand syndicat démocratique, elle choisit de se déconfessionnaliser, puis de conclure en janvier 1967 un accord avec la CGT. Celui-ci marque le début d’une alliance stratégique à long terme entre les deux centrales, même si celle-ci elle est émaillée de conflits.

Comment se traduisent ces affrontements et ces cohabitations à l’échelle locale ? Peut-on, au niveau d’une commune ou d’un quartier, voir ce qui se passe dans les domaines de la gestion sociale, culturelle, éducative ? Deux communes peuvent servir de matrices à cette réflexion. À La Ricamarie et à Roche-la-Molière, les crispations se structurent autour de la politique des Houillères. Celles-ci tablent sur les structures catholiques (Harmonie des mineurs, écoles privées, service de santé, patronage, syndicat CFT) pour contrer l’influence de la CGT et du PCF qu’elles redoutent depuis la grande grève de 1948. La population d’origine polonaise se retrouve au cœur de cette compétition.

À Firminy-Unieux, longtemps s’opposent les politiques de deux entreprises : Holtzer, d’inspiration protestante luthérienne, et Verdié (Aciéries et forges de Firminy), de culture catholique. Leur implication sociale (équipements patronaux d’Unieux, cités, écoles, sport, épicerie), leur position face au syndicalisme ont été étudiés [10]. Les enjeux politiques méritent eux aussi une vraie attention.

Dans ces années 1960 et 1970, la CFDT, en prônant l’autogestion et le contrôle ouvrier, renoue avec la part oubliée du syndicalisme français des années d’avant la Première Guerre mondiale . Une polémique a opposé à ce sujet René Mouriaux et Guy Groux qui voulaient y voir une origine chrétienne [11], et Frank Georgi qui insistait sur la disponibilité idéologique des militants de la CFDT et leur aptitude à accueillir « des théories et expériences venus d’autres horizons culturels, (…) le syndicalisme révolutionnaire de Pelloutier, (…) les conseils ouvriers de Hongrie et de Pologne en 1956 » [12].

L’évolution de la CFTC en CFDT se traduit par des ruptures sur des positions fondamentales du catholicisme social : l’abandon du soutien à la famille et au salaire de la mère au foyer ; la reconnaissance de la lutte des classes ; l’engagement pour le droit à la contraception et à l’avortement. Les militants et militantes « chrétiens » deviennent des militant(e)s syndicaux/es (et politiques) [13].

Quoique de moindre importance, le protestantisme a-t-il eu alors une action propre dans le monde ouvrier ?

Bien des événements internationaux ont eu des impacts sur les rapports religion/ monde ouvrier : l’indépendance algérienne, les transformations décidées par le Concile Vatican II 1962-1965), la Guerre des Six jours (1967) et celle du Kippour (1973), la solidarité avec la Palestine, la grève des chantiers navals de Gdansk et la révolution islamique en Iran (1979). Mais comment les mesurer ? On s’interrogera sur les positions des militants ouvriers et la part qu’y tiennent défense de la liberté individuelle et /ou le respect des convictions religieuses.

La « crise du pétrole » de 1973-1974 a débouché sur une radicale mutation du monde : disparition de grandes entreprises, bastions des syndicats ; naissance et développement d’une nouvelle classe ouvrière avec l’apparition et la multiplication du nombre de « travailleurs neufs, non porteurs des débats de la classe ouvrière » [14] ; désyndicalisation. Pour Xavier Vigna « le passage de l’insubordination à un continent morcelé et silencieux ne cessait d’intriguer » [15]. Dans la même décennie, le bloc communiste s’est écroulé, les idéologies porteuses des militants ouvriers, que ce soit le communisme ou l’autogestion ont été mis au rencart, tandis que les gouvernements socialistes ne parvenaient pas à enrayer la montée du chômage attendue.

La CFDT est passée de l’autogestion au recentrage. La déchristianisation est devenue massive, les catholiques de gauche sont devenus moins visibles. Certains auteurs se demandent ce qu’ils sont devenus [16]. Dans le même temps, l’Islam devenait en partie un « Islam des mosquées », des rébellions éclataient dans les quartiers populaires ; le fait religieux en entreprise s’inscrit alors à l’agenda des politiques.


[1] Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse : le système totémique en Australie, Paris, Félix Alcan, coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine, 1912.

[2] Michèle Riot-Sarcey, Le procès de la liberté. Une histoire souterraine du XIXe siècle en France, Paris, La Découverte, 2016. On pourra faire le lien entre cette tradition du mouvement ouvrier français et les idées avancées par la CFDT des années 1960-1970 : autogestion, critique de la division du travail.

[3] Michel Launay, La CFTC, origines et développement (1919-1940), Paris, Publications de la Sorbonne, 1987.

[4] L’exploitation par exemple des archives du patronage Saint-Joseph, versées aux archives municipales de Saint-Étienne, permet d’en étudier la naissance et le fonctionnement.

[5] Au niveau local : Jean-Michel Steiner, Métallos, mineurs, manuchards. Ouvriers et communistes à Saint-Étienne (1944-1958), Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2014.

[6] Jean-Paul Bénetière, L’Union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire. Déconfessionnalisation, autogestion, crise et résistance au « recentrage », Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017.

[7] Lire à ce titre les recherches de Daniel Durand, également responsable du Cedmo 42.

[8] Maurice Bedoin, 1948. La grève des mineurs du bassin de la Loire, Saint-Étienne, Actes graphiques, coll. Gremmos, 2017.

[9] Voir à ce titre les archives d’André Garnier, ancien militant de la JOC, responsable départemental de la CFTC puis de la CFDT, du PSU puis du PS, versées aux archives départementales de la Loire.

[10] René Commère, Mémoires d’acier en Ondaine : histoire d’un site métallurgique en région stéphanoise : du martinet à la haute technologie, Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2000.

[11] Guy Groux et René Mouriaux, La CFDT, Paris, Economica, 1989.

[12] Frank Georgi, L’invention de la CFDT, Paris, Les Éditions de l’Atelier, 1995, p. 471.

[13] Voir les travaux de Jean-Paul Bénetière.

[14] Selon la résolution générale adoptée par le congrès de l’UD-CFDT Loire en mars 1984.

[15] Xavier Vigna, L’insubordination ouvrière dans les années 68, Essai d’histoire politique des usines, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007. L’auteur reprend le titre de la Revue Autrement, n° 126, janvier 1992 : « Ouvriers, Ouvrières, Un contient morcelé et silencieux ».

[16] Jean-Louis Schlegel, « Récit. Vers la fin d’une parenthèse », dans Denis Pelletier et Jean-Louis Schlegel (dir.), À la gauche du Christ. Les chrétiens de gauche en France de 1945 à nos jours, Paris, Le Seuil, 2012, p. 541-575. Colette Muller et Jean-René Bertrand, Où sont passés les catholiques ?, Paris, Desclée de Brouwer, 2002.

Événement « Éducation populaire : apprendre le monde » dans les médiathèques de Saint-Étienne

Événement "Éducation populaire : apprendre le monde"
Médiathèques de Saint-Étienne
D’octobre à décembre 2017

Présentation par les médiathèques de Saint-Étienne :

"S’inscrire dans une maison de quartier, à un atelier d’expression artistique, à une association de défense des droits de l’homme, participer à une université populaire..., atteste d’un engagement dans le champ de l’éducation populaire.

Il est difficile de cerner le terme d’éducation populaire. On peut le définir comme un projet éducatif qui complète l’enseignement scolaire et qui prépare à la citoyenneté, sans exclusion, dans un but d’épanouissement personnel et de socialisation dans le respect des opinions des individus et des familles.

L’histoire de l’éducation populaire en France date de la Révolution française, avec en 1792, le député Condorcet qui présente son plan d’instruction publique. L’éducation ne doit plus être l’apanage de quelques-uns. Elle doit s’étendre à l’ensemble de la population afin de favoriser la promotion sociale et professionnelle de tous. Les XIXe et XXe siècles ont été marqués par l’essor grandissant de l’éducation populaire.

Aujourd’hui, celle dont la mission était d’appuyer les forces d’émancipation de l’individu, a été enrichie d’un nouveau volet : tisser du lien social, mener un travail d’intégration, d’ouverture à l’autre.

Des formes et des missions nouvelles apparaissent : les réseaux d’informations et de formations mutuelles, l’éducation à l’écologie et au développement durable, le développement solidaire, portées par des associations qui ne se réclament pas toutes de l’éducation populaire.

C’est sans doute dans les modes d’organisation de ce type de mouvements que réside l’avenir de l’éducation populaire
".

L’ensemble de l’événement est présenté dans la brochure suivante : http://fr.calameo.com/read/000544113e21a75bad73b

Parmi les manifestations :

  • Projections « Jean Dasté et l’aventure du théâtre populaire à Saint-Étienne » (de Jean-Paul Lebesson, 1985, 23’), « L’envers du décor » (de Jacques Denieuil et Édouard Coste, 1954, 29’), et « 13 mai 1968 à Saint-Étienne » (d’André Picon, 1968, 9’)
    Vendredi 13 octobre
    Tarentaize, 18 h, salle R. Mazoyer
    En présence de Louis Bonnet, ancien comédien, permanent de la Comédie



  • Expositions « L’héritage de 1936 : culture, loisirs, éducation populaire » (en partenariat avec la Ligue de l’enseignement de la Loire) et « Les bibliothèques populaires stéphanoises »
    Du mardi 7 novembre au samedi 2 décembre
    Tarentaize, Mezzanine



  • Conférence « De l’éducation républicaine du peuple à la lecture publique : les bibliothèques populaires de Saint-Étienne (1866-1970) »
    par Antoine Bertrand
    Mardi 28 novembre
    Tarentaize, 19 h, salle Grand Public



  • Conférence « Une histoire de l’éducation populaire… en France. Histoire des mouvements de jeunesse et des colonies de vacances
    de Nicolas Palluau
    Mercredi 29 novembre
    Tarentaize, 14 h 30, salle R. Mazoyer



  • Conférence « La pédagogie sociale, une démarche d’éducation populaire »
    par Laurent Ott
    Vendredi 1er décembre
    Le Remue-Méninges, 19 h, 43 rue Michelet



  • Conférence gesticulée « Dernier tango pour les services publics »
    de et par Thierry Rouquet
    Mardi 5 décembre
    Tarentaize 19 h, Salle Grand Public



  • Conférence / projection « Une histoire de l’éducation populaire... à Saint-Étienne »
    de et avec François Maguin
    Mercredi 6 décembre
    Tarentaize, 14 h 30, salle R. Mazoyer
    À partir des films de la Cinémathèque



  • Projection « Vers le lien social »
    de Dominique Dozolme et Farid Milaz, 2017, 21’
    Mercredi 6 décembre
    Tarentaize 18 h, Salle R. Mazoyer



  • Conférence « Les redéfinitions de l’éducation populaire aujourd’hui : l’exemple du territoire stéphanois »
    par Thierry Michalot
    Mercredi 6 décembre
    Tarentaize 19 h, Salle Grand Public

Journées européennes du Patrimoine 2017

Journées européennes du patrimoine 2017
Le samedi 16 et le dimanche 17 septembre

Brochure récapitulative pour les communes de Saint-Étienne Métropole : cliquez ici
Page internet regroupant les brochures de l’ensemble des départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes : cliquez ici

L’union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire

Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017

Jean-Paul Bénetière, L’union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire. Déconfessionnalisation, autogestion, crise et résistance au "recentrage" (1944-1988), Rennes, Presses universitaires de Rennes, collection Pour une histoire du travail, 2017, 306 pages

Ouvrage publié avec le soutien de l’Université Rennes 2 et de la Fondation Jean Jaurès.

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Présentation :

Comment comprendre l’évolution de la confédération CFTC-CFDT de 1944 à 1988, période où elle est passée d’un syndicalisme chrétien réformiste à un syndicalisme qui reconnaît la lutte des classes pour transformer la société, avant de revenir à un syndicalisme réformiste ? Ce retour au réformisme s’est fait au travers de deux « recentrages ». Quelle a été la nature de ces recentrages ? Comment et pourquoi ont-ils été décidés par les organismes confédéraux et vécus et acceptés ou non par les organisations de la CFDT ? Quelle est au fond l’identité de la CFDT dans la période choisie ?

Ce sont les principales questions auxquelles l’auteur tente d’apporter des réponses à travers l’étude de l’histoire de l’union départementale de la CFTC-CFDT de la Loire. Ses directions successives, leurs lignes politiques plus ou moins proches des lignes confédérales, les hommes et les femmes qui en ont fait partie. Ses syndicats et leur implantation dans les différents milieux professionnels. Les projets et les conflits qui la traversent. Ses rapports avec les autres organisations syndicales et les partis politiques dans le Loire. Les luttes que ses organisations ont menées, le plus souvent dans le cadre d’une unité d’action avec la CGT. Le développement qu’elle a connu des années 1950 aux années 1970 avant de plonger dans une crise généralisée dans les années 1980. Pour mener à bien cette étude l’auteur a confronté les données des sources écrites aux témoignages de quatre-vingts militants.



La présentation de l’ouvrage sur le site des Presses universitaires de Rennes (en lien)

Présentations de l’ouvrage 1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire

Maurice Bedoin présente son ouvrage 1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire (Actes graphiques, 2017, 288 pages, 24 euros) :

  • Le jeudi 8 juin, à 19 heures, à la Maison du Parc à La Talaudière (rencontre organisée par la Maison du patrimoine et de la mesure).
  • Le vendredi 16 juin, à 19 heures à la librairie Lune et l’autre à Saint-Étienne (19 rue Pierre Bérard)



Entrée(s) libre(s)

Deuxième retour sur les 4e RHO (15 juin 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

L’émission est consacrée à un retour sur la deuxième session des 4e Rencontres d’histoire ouvrière, organisée autour de la thématique « Les syndicalistes face à la Grande Guerre ».

Les résumés sont disponibles à la page suivante (en lien).

Avec Daniel Durand et Jean-Michel Steiner

Diffusion le jeudi 15 mai 2017 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Un troisième retour sera probablement diffusé à la rentrée, consacré à la session du samedi matin.

1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire

Saint-Étienne, Actes graphiques, 2017

Maurice BEDOIN, 1948 La grève des mineurs du bassin de la Loire, Saint-Étienne, Actes graphiques, 2017, 288 pages


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Maurice Bedoin présente son ouvrage le jeudi 8 juin à la Maison du Parc à La Talaudière 19 heures (rencontre organisée par la Maison du patrimoine et de la mesure).

Premier retour sur les 4e RHO (18 mai 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

L’émission est consacrée à un retour sur la première matinée des 4e Rencontres d’histoire ouvrière, organisée autour de la thématique « Ouvrières, ouvriers et entreprises dans la Grande Guerre ».

Les résumés sont disponibles à la page suivante (en lien).

Avec Jean-Michel Steiner et Jean Lorcin

Diffusion le jeudi 18 mai 2017 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures.

Un deuxième retour est prévu le jeudi 15 juin, et portera sur la session du vendredi après-midi.

Un troisième retour sera probablement diffusé à la rentrée, consacré à la session du samedi matin.

Rencontre à la librairie Lune et l’autre avec Yves Meunier le vendredi 5 mai (19 heures)

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L’Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO (jeudi 20 avril 2017)

Diffusion à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain 8 heures

Projection « La Sociale » à l’EN3S le lundi 3 avril (17h30)

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L’Union Départementale CGT de la Loire, l’Institut d’Histoire Sociale CGT de la Loire Benoit Frachon, les Amis de l’Humanité Loire en partenariat avec l’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (EN3S) vous invitent à la projection du film « La Sociale » le :

Lundi 3 Avril à 17h30
À l’EN3S
27 Rue des Docteurs Charcot
42100 Saint-Étienne

La projection gratuite du film, dans ce haut lieu de formation des Cadres de la Sécurité Sociale de renommée internationale, sera suivie d’un débat avec la participation de son réalisateur Gilles PERRET.

Journées d’étude « Les pollutions en héritage » à l’Université Jean Monnet (30-31 mars 2017)

Journées d’étude
Les pollutions en héritage : quelle résilience dans les territoires (post-)industriels ?
30 & 31 mars 2017
Université Jean Monnet, site Denis Papin, salle A019

Le programme des journées en lien : cliquez ici

Une visite du site Novaciéries à Saint-Chamond est proposée le vendredi 31 après-midi.

Inscriptions jusqu’au 22 mars (voir programme en lien)

La fresque de Berthon à la Bourse du Travail de Saint-Étienne enfin dévoilée

Avenir (Auguste Berthon) [format medium]


Auguste Jean Eugène Berthon (1858-1922), Avenir, décor de fond de scène pour la Bourse du Travail de Saint-Étienne marouflé sur toile, 11 x 5,5 mètres, 1907, photographie de Florian Kleinefenn, © Musée de la mine – Ville de Saint-Étienne


La grande fresque de la Bourse du Travail de Saint-Étienne enfin révélée.

Dans le cadre de la collecte de documents allégoriques représentant le travail dans les espaces publics de la région stéphanoise entreprise à l’initiative de Philippe Peyre, conservateur du Puits Couriot / parc-musée de la mine de Saint-Étienne, dans le contexte de la 10° Biennale du Design, nous pouvons avoir à nouveau une vue d’ensemble de la grande fresque qui orne le fond de la salle des conférences de la Bourse du Travail. L’œuvre, de dimensions imposantes (11 x 5,5 m), est un décor de fond de scène marouflé sur toile… invisible depuis 1973.

En effet depuis cette date elle est masquée par un mur de parpaing construit à moins d’1m50 et interdisant tout vision globale. Elle est de plus salie par des projections de plâtre et maculée par des inscriptions à la craie et au crayon. Lors de l’exposition organisée par les Archives municipales en 2004 pour le centenaire de la première inauguration du bâtiment du cours Victor Hugo, nous avions demandé, en vain, la destruction de ce mur. Grâce à la technique numérique il a été possible de contourner l’obstacle. Le photographe Florian Kleinefenn a réalisé un peu plus de 60 photographies prises par à 1,1 m de distance puis remonté l’ensemble pour nous donner à voir l’œuvre réalisée par le peintre Berthon il y a 110 ans [1]. Le résultat est étonnant, malgré les légers manques sur les côtés et sur le haut dus à la présence de quelques poutrelles qui ont gêné le travail du photographe.

Nous continuerons néanmoins à solliciter les élus et les services municipaux pour que ce mur soit détruit et que soit enfin rendue aux Stéphanois une œuvre qui leur appartient.

La Bourse du Travail de Saint-Étienne, bâtiment emblématique de la ville, a connu une histoire complexe. Projet amorcé dès les années 1870, installé le 14 juillet 1888 dans l’ancien siège de la banque de France place Marengo (aujourd’hui place Jean Jaurès), il déboucha sur l’édification cours Victor Hugo, entre 1901 et 1906, d’un véritable “Palais du Travail” connu de tous les Stéphanois comme la Bourse du Travail. Jean-Michel Steiner a consacré deux articles pour mettre au jour les étapes de cette construction (Steiner 2002, Steiner 2011). L’imbroglio qui entoure cette longue gestation est illustré par le fait qu’il aura fallu trois inaugurations pour satisfaire toutes les expressions du monde ouvrier stéphanois du début du XX° siècle. Le 14 février 1904, le congrès socialiste essuya les plâtres de la grande salle de conférences au cours d’une soirée qui s’acheva en pugilat généralisé ; le 14 juillet 1906, les syndicats quittant le siège de la première Bourse rejoignirent en cortège, avec drapeaux et musiques, l’aile nord du bâtiment qu’ils durent, bon gré mal gré, partager avec les sociétés de secours mutuels lesquelles occupèrent l’aile sud le 23 juin 1907.

Tout aussi compliqués ont été les débats autour de l’ornementation. Il ne semble pas que le Conseil Municipal ait eu à l’origine des intentions claires à ce sujet. En 1881, le maire Victor Duchamp se contentait de prévoir :

« Une salle très sobrement ornée. Des tables portant les noms des hommes illustres dans les arts et les sciences, les dates des grands faits historiques, des formules scientifiques, des cartes géographiques et astronomiques, des travaux synoptiques, quelques bustes, médaillons et portraits constitueraient toute la décoration ».

Le 2 juin 1906, le maire ouvrier Jules Ledin, afficha son souci d’élever la sensibilité prolétarienne :

« Une ville de l’importance de Saint-Etienne peut bien, il me semble, se payer le luxe de la décoration d’une salle destinée à recevoir toute la démocratie. Ce n’est pas une raison parce que son public ordinaire sera composé d’ouvriers pour en bannir les œuvres d’art ».

Cependant les réalités financières l’entraînèrent à réduire ses ambitions :

« Dès qu’il s’agit d’œuvres d’art, vous le savez, il est difficile de fixer un prix. S’il suffisait de confier à n’importe qui ces travaux de décorations, je connais plus d’un barbouilleur qui s’en chargerait à très bon marché ; mais si l’on devait par contre les faire exécuter par un Puvis de Chavannes, il n’est pas douteux que la dépense absorberait des sommes énormes. (...) Notre but est d’orner de peintures décoratives la Salle de Conférences pour le régal des yeux, mais on ne saurait trop insister pour donner à ces travaux un caractère véritablement artistique ».

Il semble que c’est sous la pression d’artistes intéressés que l’on en vint peu à peu à des décorations. Sans projet d’ensemble mais au coup par coup. La commission d’architecture et de la voirie avait examiné le 2 février 1905, 5 projets pour la décoration de la frise et de la corniche de la grande salle. Il s’agissait en l’occurrence de juxtaposer les « armes parlantes des anciennes corporations sur des feuillages ». Un an plus tard, le 9 février 1906, le conseil municipal décida de se porter acquéreur du groupe sculpté La Grève, réalisé par un immigré italien Zan, ainsi que du buste de Benoît Malon. Au fond de la grande salle de conférences, le mur, large et haut, pouvait se prêter à la réalisation d’une fresque. Le 2 juin 1906, Jules Ledin annonçait :

« La Commission d’Architecture, réunie le 19 avril dernier, a décidé que des peintures décoratives encadrant les deux à-côtés de scène de la grande salle, et faisant suite aux deux panneaux allégoriques précédemment offerts par M Berthon, seraient confiés au même artiste ».

Certains conseillers, s’étonnèrent que Berthon soit traité comme le peintre “officiel” de la Municipalité. Des concurrents se manifestèrent. Le 14 février 1907, le directeur de l’école des Arts industriels adressa une lettre au Conseil Municipal, prenant d’abord soin de justifier sa candidature, il proposa, après avoir visité le bâtiment, la réalisation d’une fresque :

« Exerçant ici depuis 15 ans [je me suis] suffisamment identifié aux aspirations de la classe laborieuse, la seule méritante, pour prétendre interpréter ses sentiments. (...) La grande surface du fond de la salle des conférences demande une page importante par ses dimensions, large par ses vues humanitaires, en harmonie avec l’âme même du monument, vibrant avec lui et résumant autant que possible les préoccupations très légitimes à l’ordre du jour du pays républicain ».

Il annonçait alors un programme, intitulé l’Humanité, allant dans ce sens :

  1. La protection et l’instruction de l’enfant sans défenseur ;
  2. Le soulagement de l’homme vaincu par les fatalités de la vie ;
  3. Le relèvement - par la Société - de la femme tombée, le plus souvent honnêtement, paria selon les lois humaines et cependant corvéable dans sa personne et dans celle du fruit de ses amours ;
  4. L’adoucissement des derniers jours des vieux, privés d’appui et condamnés à la misère finale ;
  5. La suppression, chez tous les peuples des crimes de la guerre commis au nom de la civilisation ;
  6. L’encouragement aux travaux intellectuels (lettres, sciences et arts) qui élèvent l’homme au-dessus des matérialités animales et lui apportent les joies supérieures du vrai et du beau.



Après avoir constaté qu’il restait 50 000 F non employés dans le budget, l’artiste se proposait de mettre en scène un programme artistique dénonçant l’exploitation et les maux qui touchaient le prolétariat. La teneur pessimiste du projet déplut-elle au Conseil ? Ses intentions furent-elles jugées trop abstraites ? Pas assez “stéphanoises” ? Ou bien entendait-on donner l’avantage au peintre Berthon avec lequel on avait déjà traité secrètement ? Le 22 février une commission extra-municipale s’était tenue dont les conclusions furent révélées lors du conseil municipal du 4 juin 1907 :

« Cette commission a procédé à l’examen des maquettes déposées à la mairie et, en considérant qu’une telle décoration doit avoir un caractère d’enseignement et d’avenir et, qu’une Bourse du travail est une institution d’avant-garde et que la décoration doit y avoir, par là même, les qualités d’un art de même tendance, elle a cru devoir rejeter, malgré ses réelles qualités d’exécution, le projet portant la mention “L’Humanité s’éveille”. L’autre projet “Avenir” a paru, au contraire, représenter une recherche plus conforme à celle de nos novateurs avisés ».

Le maire Plantevin, successeur de Ledin, avait signé dès le 31 mai 1907, le traité de gré à gré qui définissait ce que l’on attendait de Berthon et qui allait devenir la peinture du fond de scène :

« Le motif général - 11 mètres sur 5,5 mètres - sera intitulé “Avenir” et se composera :

1. À droite d’un groupe de mineurs sortant du travail. Au premier plan un mineur, son fils sur l’épaule et hâtant le pas ; un peu en arrière un attelage de bœufs conduit par un travailleur, se détachant sur un puits en pleine activité ;
2. Au milieu, un groupe de terrassiers faisant corps avec cette première partie de la composition ;
3. Au fond, les montagnes barrées par la fumée des cheminées des usines obstruant la lumière, et donnant à cette partie du tableau un aspect de fournaise ;
4. À gauche, le repos absolu, un groupe de plusieurs enfants attendant les parents qui ont peiné toute la journée. A l’arrière plan, la grand mère apprenant à lire aux bambins et donnant ses soins au dernier-né. Au fond, le chef de la famille taillant un arpent de vigne.

Cette composition, se détachant sur des silhouettes ensoleillées et une maisonnette de simples artisans - par le ton général symbolisant la quiétude - sera entourée d’une fuite aux tons adoucis faisant valoir le motif ».



Philippe Peyre, directeur du Puits Couriot / parc musée de la mine de Saint-Étienne, a fait remarquer que Berthon n’avait pas entièrement respecté le programme puisque « le groupe d’ouvriers entre les mineurs et le travail éducatif des femmes n’est pas un groupe de terrassiers mais un groupe d’ouvriers métallurgiques cingleurs, qui travaillent avec des barres de fer pour supprimer des scories sur des taques de fonte ». Pour les besoins de sa composition, le peintre Berthon a donc transposé en extérieur un travail d’atelier, normalement situé en intérieur...

Au total le projet Berthon apparaît plus proche d’une certaine “réalité” stéphanoise - le mineur et le puits de mine - auquel on adjoignait un souci d’exalter la ruralité - l’attelage de bœufs conduit par un travailleur - révélateur de la mentalité d’une classe ouvrière qui n’avait pas coupé ses liens avec la campagne et qui ne désespérait pas de “retourner à la terre” pour échapper au bagne industriel. À l’image de ses représentants : une classe politique “radicale-socialiste” qui exaltait l’idéal du petit producteur, des syndicalistes parfois influencés par les idées proudhoniennes. Deux facettes de la grande ville ouvrière. Deux mondes qui se côtoyaient, qui n’étaient pas loin de partager le même horizon et qui s’entendaient fort bien en certaines occasions.

Références bibliographiques

Steiner Jean-Michel (2002), « La création de la Bourse du Travail de Saint-Étienne - 1889-1906. Espoirs et inquiétudes de la “grande ville ouvrière” au miroir d’un bâtiment », Patrimages n°2 – Créations et solidarités dans la grande ville ouvrière (Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2002).
Steiner Jean-Michel (2011), « Construire un bâtiment pour la Bourse du travail de Saint-Étienne. Un enjeu politique et idéologique dans une grande ville ouvrière (1888-1907) », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 116-117 « Aux sources de l’histoire syndicale française. Retour sur les Bourses du Travail. », juillet - décembre 2011 (en ligne)



[1] Le peintre Auguste Jean, Eugène, Berthon (1856-1922), fils de Hughes Auguste, dessinateur et photographe, a été formé à l’école des beaux-Arts de Lyon. Il a été notamment directeur général du musée de Saint-Étienne en 1890 et peintre officiel de la Marine en 1904 (Jacques Beauffet, Dictionnaire des artistes foréziens du XIXe siècle, Saint-Étienne, Ceysson, 2015).
[2] Un fait peut expliquer la propagation d’une telle rumeur : lorsque le 25 avril 1906 Jeanne, Louise, aînée des enfants d’Auguste et Victorine Plantevin, née le 10 juillet 1885 à Saint-Étienne, épousa Edmond, Eugène Gratian, à Saint-Étienne… Auguste Berthon figurait parmi les témoins. Plantevin était alors premier adjoint de Jules Ledin.

Présentation de l’inventaire des archives Manufrance et conférences à la Préfecture le 28 mars 2017

MANUFRANCE, histoire et archives 1885-2003

Les Archives départementales de la Loire organisent le mardi 28 mars à partir de 18 heures une présentation de l’inventaire des archives de Manufrance à la salle des fêtes de l’Hôtel du Département à Saint-Étienne.

L’entrée est gratuite et sur inscription avant le 23 mars à la page suivante : http://www.loire.fr/jcms/lw_1169761/conference-l-epopee-manufrance

Présentation du site des Archives :

Pendant sept ans, pas moins d’une vingtaine d’agents des Archives départementales ont été mobilisés pour traiter les archives d’une des plus grandes entreprises de la Loire : Manufrance. Réparties dans plus de 8 000 boîtes occupant plus de 800 mètres d’étagères aux Archives départementales de la Loire, ces documents font désormais l’objet d’un inventaire de plus de 500 pages accessibles à tous, chercheurs comme curieux.

Consultez l’inventaire en ligne à partir du mercredi 29 mars ou rendez-vous en salle de lecture des Archives départementales de la Loire pour une consultation sur place de l’ensemble du fond Manufrance.



Le programme du mardi 28 mars est le suivant :

Table ronde "Les épisodes médiatiques de la « fin de l’aventure Manufrance » ainsi que l’entreprise d’aujourd’hui", avec Georges Ziegler (1er vice-président du Département de la Loire et ancien journaliste) et Carole Tavitian, directrice de Manufrance.

Conférences :

Toni Caporale, docteur en histoire : Présentation des archives Manufrance, leur intérêt et les grands thèmes de recherches historiques qui peuvent être approfondis à partir de ces documents.

Michelle Zancarini-Fournel, professeur émérite de l’Université Lyon I, Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA) : "La rationalisation du travail à la Manufacture d’armes et cycles de Saint-Étienne dans le premier XXe siècle"

Biennale : La saga Canson et Montgolfier au Musée d’art et d’industrie (samedi 25 mars 2017)

Le samedi 25 mars, journée de projection et de débats autour des films de Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard

Musée d’Art et d’Industrie (2 Place Louis Comte - 42000 Saint-Étienne)
Projections organisées le 25 mars 2017
Horaires : 3 films, projetés respectivement à 10h, 14h et 17h
Tarif : droit d’entrée au musée d’Art et d’Industrie

En présence du sociologue Bernard Ganne

Ces films retracent trois phases de l’entreprise papetière Canson et Montgolfier. De la prospérité d’après-guerre jusqu’au redéploiement mondial, de l’Ardèche à l’Asie.

3 films en 3 volets :

  • 1er volet : L’entreprise familiale du village papetier. Appartenances ou la PME familiale des années 1970-80 (1989/1996, 85 minutes), à 10 heures
  • 2e volet : L’entreprise flexible du management participatif. Rumeurs d’Ateliers : vous avez dit flexible ? ou l’entreprise participative des années 1980-90 (1992, 115 minutes), à 14 heures
  • 3e volet : la firme se mondialisant : l’implantation en Chine. Annonay (France) / Qingdao (Chine) : chronique d’une mondialisation ou la firme des années 1990-2000 s’implantant en Asie (1997, 48 minutes), à 17 heures



En avant-goût : un atelier de travail à partir de ces films est organisé le mercredi 22 mars, de 10h à 17h dans le local d’In situ, au 40 rue de la République, à Saint-Étienne (présentation à 14 heures de la recherche par Bernard Ganne)

Plus d’informations : https://insitucmw.sciencesconf.org/

Conférence de l’Institut du Travail : Fanny GALLOT, « Les ouvrières à l’épreuve du féminisme et du syndicalisme »

Conférence de Fanny Gallot : « Les ouvrières à l’épreuve du féminisme et du syndicalisme »

Le mercredi 22 mars 2017, 18 heures
Université Jean Monnet, Saint-Étienne, campus Tréfilerie, amphithéâtre E01
Entrée libre

Argumentaire

Comment les ouvrières se sont-elles situées par rapport au féminisme et au syndicalisme des années 1968 au très contemporain ? L’enjeu de cette conférence est de revenir sur ces questions à travers notamment les exemples de Chantelle (Loire-Atlantique) et de Moulinex (Basse-Normandie).

Dans les années 1970, tandis que les féministes cherchent à s’adresser aux ouvrières, comment ces dernières les reçoivent-elles ? Quelles sont alors les orientations des organisations syndicales comme la CGT ou le CFDT à ce sujet ?

Tandis que les deux confédérations marquent leurs distances vis-à-vis du féminisme qui se massifie alors, des militantes d’extrême-gauche établies en importent les idées et les pratiques à l’usine. Alors même que la plupart des ouvrières en rejettent l’appellation, notamment pour marquer leur appartenance à la classe ouvrière, dans le quotidien de l’usine les ouvrières échangent sur leurs vies privées, faisant de ces moments de travail des moments d’entraide et d’échange.

Par ailleurs, c’est également l’investissement syndical ouvrières qui sera abordé et notamment le choix qu’elles font le plus souvent de militer à l’usine plus que de prendre des responsabilités dans le syndicat.

Fanny Gallot est maîtresse de conférence à l’Université Paris Est Créteil. Elle est l’auteure de l’ouvrage En découdre, comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, paru à la Découverte en 2015 et a coordonné avec Ludivine Bantigny et Fanny Bugnon un ouvrage intitulé Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes !, Le genre de l’engagement dans les années 1968 qui va sortir prochainement aux Presses Universitaires de Rennes. Ses recherches portent sur le travail au prisme du genre, le syndicalisme, les féminismes.

Exposition et table-ronde « Industrie en héritages : entre paysage et architecture » à la BU Tréfilerie (Biennale OFF)

Du jeudi 9 mars au samedi 8 avril 2017
À l’atrium de la bibliothèque universitaire Tréfilerie
Entrée libre

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE : INDUSTRIES EN HÉRITAGES : ENTRE PAYSAGE ET ARCHITECTURE - « Usines, cités et jardins ouvriers en Auvergne-Rhône-Alpes, une appropriation des lieux »

Exposition réalisée par le service de l’Inventaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Sur une proposition de la Faculté de sciences humaines et sociales et de la Bibliothèque universitaire Tréfilerie

Commissaire d’exposition : Nadine Halitim-Dubois, chercheur, Région Auvergne-Rhône-Alpes, Direction de la culture et du Patrimoine, Service Patrimoines et Inventaire général

Le propos de l’exposition est de retracer à l’échelle de la Région les grandes thématiques qui ont marqué son histoire industrielle en présentant des sites emblématiques.

Argumentaire : L’exposition interrogera cette industrie caractérisée à la fois par son omniprésence sur le territoire et par sa très grande diversité, à travers quatre grands parcours qui nous permettront une découverte de sites emblématiques de la métallurgie, de la mine, du textile, de la chimie. Ces paysages sont façonnés par l’activité industrielle, regroupant l’architecture mais également la topographie, les voies de communication et leur impact sur le territoire. Il s’agit non seulement de retracer une histoire de ces lieux, qui s’inscrivent de manière diachronique dans un territoire, tout en les replaçant dans une histoire régionale de l’industrialisation/désindustrialisation, mais aussi de proposer une réflexion sur leur devenir lié au regard que l’on porte sur eux. Selon le contexte sociologique, économique, politique..., différentes attitudes sont possibles : nostalgique / relique - effacement / démolition - valorisation / reconversion - appropriation.

Scénographie autour de 4 grands parcours :

Paysages : continuité-discontinuité, réseaux, communication
Interface : abords des sites : cité-jardin, patrimoine vivant
Dedans - dehors : vide et plein (diptyque), présence - lumière
Architecture - autour de la forme, d’un style, d’un modèle

Photographes Inventaire : Jean-Marie Refflé, Eric Dessert, Thierry Leroy, Jean-Michel Perrin, Martial Couderette, Christian Parisey, Roger Choplain et Roland Maston, Philippe Hervouet.



Table-ronde le mardi 14 mars 2017 au kiosque de la BU Tréfilerie sur la thématique « Les paysages culturels industriels », de 16 heures à 18 heures.

Inauguration officielle de l’exposition le mardi 14 mars 2017 à 18 heures 30

Lien vers la page dédiée sur le site de l’Université Jean Monnet

Émission sur l’exposition « Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017 » (16 mars 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Autour de l’exposition « Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017 » au Puits Couriot Parc-musée de la mine (Biennale du design 2017 Working Promesse)

Avec Michel Rautenberg, Jean-Michel Steiner et Philippe Peyre (directeur du Musée de la Mine de Saint-Étienne)

Diffusion le jeudi 16 mars 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

Compte-rendu des 4e RHO

Une centaine de personnes ont assisté les 20 et 21 janvier dernier aux 4e Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne. Nous les remercions chaleureusement, ainsi que nos partenaires (la Ville de Saint-Étienne et les Archives municipales, le Centre Max Weber, l’IHS-CGT de la Loire Benoît Frachon, le CEDMO 42, Radio Dio, la librairie Lune et l’autre), la Mission du Centenaire, et l’ensemble des intervenants pour leur travail de recherche et de restitution.

[AJOUT] Maurice Bedoin, membre du GREMMOS, intervenant lors des journées et l’un des présentateurs réguliers de l’émission « Mémoires vivantes » sur RCF Saint-Étienne, a rendu compte d’une partie des propos de nos journées (cliquez sur le lien)

Une suite sera donnée à nos journées par la publication des actes dans un avenir proche. Une souscription sera lancée pour l’occasion. Plus d’informations à suivre dans quelques temps !

Et surtout, les 5e Rencontres d’histoire ouvrière, prévues pour le début de l’année 2018. Là encore, plus d’informations dans un proche avenir.

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Cliché de Roger Fraisse


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Cliché de Jean-Michel Steiner


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Cliché de Jean-Michel Steiner

« Pauvre mineur, mineur joyeux » avec Jean-Paul Gaschignard (16 février 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

« Pauvre mineur, mineur joyeux... » avec Jean-Paul Gaschinard

Avec Maurice Bedoin, Jean-Paul Gaschignard

L’émission de ce mois de février s’intéresse à l’ouvrage paru en 2016, dédié aux chansons et aux poèmes écrits sur les mines et les mineurs de la Loire entre 1815 et 1914.

Pour une présentation de l’ouvrage sur le site du Musée de la Mine (éditeur de l’ouvrage), cliquez sur le lien.

Diffusion le jeudi 16 février 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

« 1935, la municipalité stéphanoise au pays des Soviets » (samedi 18 mars 2017)

Conférence d’Histoire & Patrimoine de Saint-Étienne
Au Musée du Vieux Saint-Étienne
Samedi 18 mars 2017, 14h30 à 16h
Entrée libre dans la limite des places disponibles (venez tôt !)

Par Jean-Michel Steiner

Exposition « ZOOM ! Angénieux : changez d’optique » au MAI (Biennale)

Investi dans l’étude des entreprises du territoire et de leur savoir-faire, le musée d’Art et d’Industrie présente le récit d’une aventure industrielle de la fondation aux mutations du numérique.

Objets patrimoniaux et contemporains, maquettes d’étude et machines de polissage des lentilles, témoignages d’acteurs du changement, sont mis en scène et rendus accessibles aux publics dans une scénographie qui fait la part belle à l’image et au film. Des manipulations ludiques mettent à portée de tous les secrets de l’innovation optique constituant l’ADN de l’entreprise créée près de Saint-Étienne en 1935 et devenue Thalès-Angénieux. Leader mondial de l’optique haute-précision combinée à la micromécanique, avec notamment les objectifs Optimo favoris des directeurs photo des plus grands films, Thalès-Angénieux nous a fait vivre l’innovation du zoom, les premiers pas de l’homme sur la lune, les avancées de la caméra à l’épaule comme celles de la télévision couleur.

Au service et en dialogue créatif avec les grands du cinéma, l’entreprise poursuit son aventure industrielle entre Science, Technique, et Art au coeur d’une histoire culturelle mondiale ouverte sur les enjeux des mutations numériques.

En contrepoint, une journée de rencontre et de projection rassemblera de nombreux acteurs des arts et métiers du cinéma profondément transformés dans leur pratique par le numérique.

Plus d’informations sur le site du Musée d’art et d’industrie de Saint-Étienne
Site de la Biennale 2017

À noter : Le samedi 25 mars, journée de projection et de débats autour des films de Bernard Ganne, Jean-Paul Pénard (1996)
Tarif : droit d’entrée au musée d’Art et d’Industrie
En présence du sociologue Bernard Ganne
Ce film retrace trois phases de l’entreprise papetière Canson et Montgolfier. De la prospérité d’après-guerre jusqu’au redéploiement mondial, de l’Ardèche à l’Asie.
3 films en 3 volets :
1er volet : L’entreprise familiale du village papetier. Appartenances ou la PME familiale des années 1970-80
2e volet : L’entreprise flexible du management participatif. Rumeurs d’Ateliers : vous avez dit flexible ? ou l’entreprise participative des années 1980-90.
3e volet : la firme se mondialisant : l’implantation en Chine. Annonay (France) / Qingdao (Chine) : chronique d’une mondialisation ou la firme des années 1990-2000 s’implantant en Asie.

Biennale IN - « In situ », programme du Centre Max Weber

In situ - Faire voir et faire parler les métamorphoses du travail

Biennale du Design 2017 - Working Promesse : les mutations du travail
Biennale IN
Du 9 mars au 9 avril 2017

Site officiel

Présentation officielle :

Les sociologues, chercheurs au Centre Max Weber/CNRS, présentent l’actualité de la recherche à propos des mutations du travail, selon différents thèmes : L’essor du travail chez soi ; la vie dans le foyer des jeunes travailleurs ; le travail des étudiants en art, architecture, design et l’impact sur leurs modes de vie ; l’intelligence de l’économie du pauvre, en l’absence de travail ; les caractéristiques des métiers de l’économie sociale et solidaire ; le passage de l’entreprise familiale à la mondialisation ; la place de l’homme et de l’organisation dans les accidents et incidents des usines chimiques classées Seveso ; les résonances des nouvelles formes du travail (co-working, boutiques solidaires, friches, entreprises fermées...) dans l’espace urbain avec les traces des anciennes formes du travail ; et enfin, l’expérience singulière et les significations multiples de ce que recouvrent les mots : mutations du
travail.

Manifestation multi-située :

Le campus Tréfilerie et la salle de spectacle de l’Université Jean Monnet : performance de lectures d’enquêtes ethnographiques ; exposition d’une recherche sur le travail des étudiants des écoles d’art et d’architecture ; projection d’un film documentaire sur la jeunesse au travail

La bourse du travail : projection d’un film documentaire sur le non travail et l’intelligence de l’économie de la pauvreté, invitation de chercheurs ; projection d’un web documentaire présentant les regards croisés d’ingénieurs et de chercheurs en sciences sociales dans les risques industriels majeurs

L’habitat jeunes Clairvivre / Centre international de séjour Wogensky : exposition de recherche sur les jeunes travailleurs et la ville ; projection d’un film documentaire animé par des chercheurs

La Cité du design dans l’exposition principale ; présentation d’une recherche en cours sur le travail à domicile ; une projection d’un film documentaire dans l’auditorium

Un pas de porte, rue de la République : un studio d’enregistrement des expériences vécues des habitants : la sociologie dans la ville rassemblant des questions de recherche et d’enquête sociologique sur les mutations du travail

Le Musée d’Art et d’Industrie : projection d’un film de recherche Trilogie (40 ans de mutations d’une entreprise de cartonnerie)

Exposition « Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017 » à Couriot

Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail 1850-2017
Puits Couriot / Parc-Musée de la Mine — Saint-Étienne

Exposition IN dans le cadre de la 10e Biennale internationale du Design Working Promesse - Les mutations du travail
9 mars - 9 avril 2017

Murs peints, ronds-points, bâtiments publics, monuments, églises et cimetières, mais aussi tags et allégories de l’underground d’aujourd’hui : les figurations du travail sont nombreuses dans notre environnement quotidien. Elles nous parlent de notre lien au travail et de sa place dans nos vies.

Du travail, emblème du monde industriel du 19e siècle et des utopies qui l’accompagnent, aux allégories d’aujourd’hui présentes sur les plaques de nos morts ou au cœur de nos ronds-points, l’exposition du Puits Couriot invite à une balade au gré du territoire/laboratoire qu’est Saint-Étienne pour réfléchir aux mutations du monde et aux sens des interrogations qui sont les nôtres.

Page sur le site de la Biennale 2017
Page sur le site du Puits Couriot / Parc-Musée de la Mine

Également au Puits Couriot pendant la Biennale : Exposition « Le monde comme entrepôt de livraison »

Résumés des présentations des 4e RHO (20 et 21 janvier 2017)

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Résumés des interventions des 4es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne



Travail et monde ouvrier au temps de la Grande Guerre : le bassin stéphanois de 1910 à 1925



Michelle Zancarini-Fournel : « Ouvriers, ouvrières et politique patronale : l’entreprise Mimard pendant la Première Guerre mondiale »

Après un bref rappel de l’histoire du développement de la Manufacture des armes et cycles de Saint-Étienne – la MFAC, « chez Mimard » comme on dit ici -, la communication se propose de faire un état des lieux du personnel en juillet 1914 et d’examiner ensuite les transformations dues à la guerre. Avec l’emploi des mobilisés, Étienne Mimard doit partager son autorité patronale avec le contrôleur de la main-d’œuvre militaire et appliquer la politique du gouvernement à propos des usines de guerre. Étienne Mimard joue un rôle majeur dans la négociation du bordereau de salaires en juin 1917 (premières conventions collectives tripartites : représentants des syndicats, des patrons et de l’État) comme de son application. Avec le changement de gouvernement, la MFAC est confrontée, comme les autres entreprises, aux mouvements de grève générale en décembre 1917 et mai 1918, ce qui n’empêche pas un développement de l’entreprise avec la construction de nouveaux locaux rue Lassaigne et la réorganisation du travail autour d’un Atelier central. Mimard inaugure par ailleurs une politique qu’il poursuit dans l’entre-deux-guerres : il applique avec beaucoup de lenteur les décisions gouvernementales et nous le constaterons à propos de la pouponnière et de la chambre d’allaitement du fait des très nombreuses femmes employées dans l’entreprise pendant la guerre de 1914-1918.L’immédiat après-guerre est marqué par les conflits avec le syndicat (grève de 1920) et la discussion sur les bénéfices de guerre minorés avec constance.

Antoine Vernet : « Patron charitable et patron de combat. L’action de Joseph Leflaive aux usines de la Chaléassière (1898-1926) »

Les usines stéphanoises de la Chaléassière comptent parmi les principaux fournisseurs stéphanois de l’armée durant la Première Guerre mondiale. Elles présentent un terrain favorable pour l’étude des relations entre patronat et monde ouvrier au cours de cette période. La contribution vise à mettre en perspective l’action industrielle et sociale de leur dirigeant Joseph Leflaive, un patron investi pour l’expansion de sa compagnie, profondément chrétien et soucieux de son autorité, et le renouvellement des formes de conflictualité ouvrière, du syndicalisme de métier aux actions menées par les "minoritaires" puis par les "unitaires", qui n’épargnent pas les ateliers de "chez Leflaive".

Luc Rojas : « Entre recomposition temporaire et intensification de la production : le travail dans les houillères stéphanoises (1914-1918) »

Situé loin du front, le bassin houiller stéphanois profite rapidement des combats de la Première Guerre mondiale pour accroître considérablement sa production et participer activement à l’effort de guerre. Cependant, le début des hostilités est d’abord synonyme pour les charbonnages de désorganisation et de mobilisation des ouvriers. Ainsi les premiers mois marquent un ralentissement important de la production. Lorsque le conflit réclame une mobilisation industrielle de tous les instants, les charbonnages ont de grandes difficultés à embaucher des ouvriers capables de remplacer ceux partis au front. Ces nouveaux recrutés posent de nombreux problèmes aux houillères : instabilité, savoir-faire inadapté, concurrence des autres industries. D’autant que le travail à la mine est bien loin de la taylorisation et de la modernisation en vogue avant guerre. Les besoins en charbon de la Défense nationale et la pérennisation des exploitations obligent les houillères à utiliser des techniques d’exploitation très anciennes. Ainsi les affleurements des couches sont mis en valeur le plus rapidement possible engendrant des conditions de travail à mille lieues de la situation d’avant guerre. Les ouvriers nouvellement embauchés connaissent donc des conditions de travail difficiles où seule l’augmentation du nombre d’heures travaillées peut engendrer une augmentation de la production.

Georges Gay : « De l’invisibilité de la laceteuse à l’affirmation de l’ouvrière textile (1850-1920) »

L’industrie des tresses et lacets qui se développe à Saint-Chamond et dans les communes voisines à partir de la fin de l’Empire est d’emblée marquée par l’emploi d’une main d’œuvre très majoritairement féminine et par des modalités de mobilisation de celle-ci caractérisées par l’usage de l’usine pensionnat héritée du moulinage. Ce dispositif permet de compenser par la longueur de la journée de travail, la faible productivité d’un matériel dont la conception a privilégié la limitation de l’investissement au détriment de l’efficacité. Même si le personnel affecté à la surveillance des métiers n’a jamais représenté plus du tiers de la force de travail employée par l’industrie des tresses et lacets, le maintien des conditions de son emploi représente un enjeu majeur pour le patronat. Il en résulte la construction d’un argumentaire et, par delà, une forme de discours ritualisé, repris très souvent sans critique par les observateurs de cet univers industriel, qui érige la laceteuse en une sorte de mythe social racontant l’activité, qui fait écran à la réalité des rapports sociaux qui la sous-tendent.
Les contradictions traversant le milieu de l’industrie des tresses et lacets, générées par son fort développement après 1860, ainsi que les progrès de la législation sociale sous la Troisième République contribuent à l’effritement du mythe. La réalité sociale de l’ouvrière textile, dans toute sa diversité, s’affirme à travers les conflits sociaux qui se multiplient à partir de la fin du XIXe siècle autour de la question de la réglementation de la durée du travail. Bousculant l’allégorie désincarnée, se manifestent alors des êtres de chair et de sang animés par les préoccupations du quotidien. Ce faisant se dévoilent pleinement l’horizon des rapports de genre sur lequel s’inscrit le rapport salarial, subvertissant de la sorte le discours consensuel sur la laceteuse sans pour autant cependant remettre en question la double domination, patronale et masculine. Les patrons du lacet persistent à jouer de leur pouvoir sur des femmes qu’ils manipulent et instrumentalisent au profit de leurs intérêts leurs revendications.
L’éclatement du premier conflit mondial bouleverse la donne. Les immenses besoins de la défense nationale ouvre l’usine métallurgique aux femmes qui en étaient alors très largement exclues. L’industrie du lacet perd de la sorte son monopole d’embauche et se voit dans l’obligation de composer avec une main d’œuvre qui commence à s’organiser et à imposer comme interlocuteur incontournable l’organisation syndicale. Par ailleurs le développement de la législation sociale introduit une normalisation du rapport salarial qui inscrit les travailleuses du lacet dans un statut qui ne se résume pas à une identité collective indifférenciée d’ouvrière du lacet. Au lendemain de la Première Guerre mondiale la figure mythique de la laceteuse a définitivement volé en éclat.

Jean-Paul Martin : « Laurent Moulin : le parcours singulier d’un ouvrier chambonnaire, du syndicalisme révolutionnaire à l’Algérie »

Le parcours idéologique et géographique de Laurent Moulin (1885-1975), fondé sur une autobiographie rédigée en 1968-69, reflète l’évolution singulière d’un militant de base, autodidacte, pour qui le pacifisme de guerre a été une expérience centrale. Eveillé à la conscience sociale au Chambon-Feugerolles par son père, et à l’amour du savoir par l ‘école laïque, il fut un militant socialiste de la toute jeune SFIO avant de devenir un libertaire. Il fut surtout l’un des animateurs les plus solides d’un mouvement syndical de masse chez les métallurgistes de l’Ondaine, à la grande époque du syndicalisme révolutionnaire. De retour à Saint-Etienne après un bref exil forcé en région parisienne, il y mène avant et pendant la guerre de 1914-1918, une vigoureuse action contre la guerre, dans laquelle son idéal libertaire ne sera nullement entamé par la séduction du bolchevisme. Parti en Algérie en 1919, où il ne cesse d’être ouvrier, il en reviendra en 1962 lors de l’indépendance, ce long intermède ayant servi en somme à épurer son idéal libertaire, qui est resté pour lui, « le sel de la terre ».

Daniel Durand : « Les grèves de mai 1918 dans la Loire : d’une histoire singulière aux questionnements généraux »

Les grèves du 19 au 26 mai 1918 dans la Loire et particulièrement dans le bassin stéphanois, sont souvent superposées, voire globalisés avec la grève du 1er mai qui vit l’arrestation de plusieurs ouvriers aux Aciéries Verdié à Firminy. À partir de l’histoire particulière de certains de ces grévistes, que l’histoire a bien oubliés, l’auteur tire des fils qui re-questionnent les raisons profondes, les spécificités, les limites et le retentissement inattendu de ce « mai pacifiste » ligérien en 1918.

Jean-Michel Steiner : « Ouvriers, syndiqués et syndicats du bassin stéphanois à l’épreuve de la Grande guerre (1911-1918) »

Vieille terre d’industrialisation avec une culture syndicaliste enracinée dans plusieurs décennies de luttes ouvrières, la région stéphanoise devient pendant la Grande guerre un des épicentres de la contestation sociale. Le conflit bouleverse les données antérieures. Arsenal de la France le bassin concentre un nombre inédit d’ouvriers mobilisés en usine, le recours à la main d’œuvre féminine et étrangère est massif. Que devient le syndicalisme stéphanois dans une conjoncture marquée par des conditions de vie souvent indignes, les lacunes du ravitaillement, le poids de la discipline dans les entreprises, la chape de la censure, la guerre qui s’éternise ? Partant des travaux antérieurs la communication explore les procès-verbaux de la commission administrative de la Bourse du Travail de Saint-Étienne à la recherche des conséquences du conflit et des signes annonciateurs de la scission de l’après-guerre.

Maurice Bedoin : « De la guerre à la guerre sociale ? Mineurs, métallos et cheminots en grève (1919-1920) »

En 1919-20, la région stéphanoise est connue par l’ampleur des conflits ouvriers qui l’agitent par roulement continu. Lors du 1er mai 1919, les travailleurs qui viennent d’obtenir la journée de travail de 8 h, s’imaginent désormais que le rapport de force tourne en leur faveur et que le grand soir ne saurait tarder. En fait toutes les grèves de mineurs, de métallos et de cheminots qui ponctuent ces deux années, à partir de juin 1919 aboutissent presque toutes à de sévères échecs, ouvrant de larges fractures dans le monde ouvrier. Le mouvement syndical ressort de la période profondément désorganisé, c’est à Saint-Étienne qu’a lieu le 1er congrès de la CGTU, le 25 juin 1922.

Jean-Paul Bénetière : « Origines et premier développement de la CFTC dans le bassin stéphanois de 1887 à 1925 »

Parmi d’autres œuvres catholiques, le Syndicat des Employés Catholiques du Commerce et de l’Industrie, constitué uniquement d’employés, est créé en 1887 pour lutter contre un syndicalisme anticlérical et partisan, de la « lutte des classes ». Il fut à l’origine de la création de la CFTC en novembre 1919.
Dans la CFTC des années 1920, l’UD de la Loire présente une physionomie particulière : plus grande autonomie par rapport à l’Eglise, participation aux grèves. Cette originalité tient à la présence dans la direction de l’UD à cette époque de militants qui veulent se battre pour les revendications des travailleurs et pas contre la CGT.

Henry Destour : « 1919 - 1924, émergence de nouvelles modalités d’organisation du mouvement ouvrier dans le bassin stéphanois : continuité ou table rase du passé ? »

Le syndicalisme révolutionnaire apparaît en Europe et aux Etats-Unis avec le vingtième siècle. Il prône la révolution sociale, autrement dit l’abolition de la propriété privée et du salariat au moyen de la grève générale insurrectionnelle. Son développement est variable selon les pays, mais toujours significatif, même là où la social-démocratie encadre massivement la classe ouvrière. Avec la guerre, en 1914, le mouvement semble s’effondrer mais il se réveille en 1916. De 1917 à 1920, galvanisé par la révolution russe, il contribue largement aux épisodes révolutionnaires qui secouent l’Europe. On s’accorde à dater son reflux à partir de 1921 jusqu’à son éclatement de 1924 - 1925 qui laisse le quasi monopole du flambeau de la révolution sociale au mouvement communiste.
La Loire a joué un rôle important dans la renaissance de 1917-1918. En a-t-il été de même dans les années qui ont suivi ? Comment lire la trajectoire du syndicalisme révolutionnaire ? Derrière les ruptures existe-t-il une continuité ? Faut-il voir dans le paysage politique et syndical qui se dessine en 1924-1925, une résultante de circonstances événementielles - donc aléatoires - ou bien le nécessaire aboutissement de bouleversements structurels de la société capitaliste qui font disparaître des idéologies et des modes d’action devenus obsolètes ?

4es rencontres d’histoire ouvrière - « Travail et monde ouvrier au temps de la Grande Guerre : le bassin stéphanois de 1910 à 1925 » (20-21 janvier 2017)

Le GREMMOS vous invite aux 4es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne

Travail et monde ouvrier au temps de la Grande Guerre : le bassin stéphanois de 1910 à 1925

20 et 21 janvier 2017
Bourse du Travail de Saint-Étienne
Salle Sacco et Vanzetti
Entrée libre (dans la limite des places disponibles)

En partenariat avec Radio Dio (89.5 FM), le Centre Max Weber, l’IHS-CGT de la Loire Benoît Frachon et le CEDMO 42
Avec le soutien de la ville de Saint-Étienne
Opération labellisée par la Mission du Centenaire

Depuis trois ans se déroulent les commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Les 4es Rencontres d’histoire ouvrière étudieront la place que le bassin stéphanois a joué dans ce conflit, non seulement sur le plan industriel déjà abordé par une exposition du Musée d’Art et d’Industrie mais aussi sur celui des relations sociales et de leur évolution ; la rationalisation du travail dans le cadre de l’effort de guerre ; ses effets sur les relations sociales ; sa réception par les ouvriers ; l’importance réelle des grèves des années 1917-1918 ; la place de la région dans le mouvement social à l’échelle nationale ?

Nous proposons de revenir sur ces sujets à la lumière des avancées de la recherche historique des dernières décennies et de recourir à des archives inexploitées ou peu utilisées.

Les 4es Rencontres d’histoire ouvrière s’organiseront en trois temps :

- La situation des ouvriers dans les entreprises des secteurs clés de l’industrie stéphanoise : les transformations des relations internes aux entreprises, la place nouvelle des femmes dans la production, les formes prises par la mobilisation des travailleurs dans l’effort de guerre et leurs effets ;

- Le mouvement social face à la guerre : les actions des syndicalistes pendant la montée des risques de conflit puis pendant l’unité nationale, la portée des mobilisations survenues après la victoire ;

- Le paysage syndical et politique des émeutes du Chambon-Feugerolles de 1910-1911 à l’émergence du communisme dans les années 1920 : le rôle des expériences guerrières, des événements de Russie, le destin des militants, l’apparition de formes syndicales nouvelles et concurrentes de la CGT

Programme (sous réserve)

Sous la présidence de Jean Lorcin, historien, professeur honoraire de l’Université Lyon 2, président de Mémoire Rhône-Alpes


Vendredi matin - « Ouvrières, ouvriers et entreprises dans la Grande Guerre »

8h30 Accueil des participants et du public
9h15 Introduction des Rencontres
9h30 Michelle Zancarini-Fournel (historienne, LARHRA, Université de Lyon) « Ouvriers, ouvrières et politique patronale : l’entreprise Mimard pendant la Première Guerre mondiale »
10h Antoine Vernet (historien, laboratoire Triangle, Université Lyon 2) « Patron charitable et patron de combat. L’action de Joseph Leflaive aux usines de la Chaléassière (1898-1925) »
10h30 Pause
10h45 Luc Rojas (historien, chercheur associé à l’UMR 5600 EVS-ISTHME) « Entre recomposition temporaire et intensification de la production : le travail dans les houillères stéphanoises (1914-1918) »
11h15 Georges Gay (géographe-historien, professeur, UMR 5600 EVS-ISTHME, Université Jean Monnet Saint-Étienne) « De l’invisibilité de la laceteuse à l’affirmation de l’ouvrière textile (1850-1920) »
11h45 Débat


12 h 30 - 14 h 30 : Pause déjeuner (en raison de la tenue des Rencontres à la Bourse du Travail nous ne proposerons pas cette année un service de repas au Restaurant universitaire Tréfilerie, trop éloigné. La Bourse étant proche du centre-ville, de nombreuses possibilités vous sont offertes, dans un rayon de 500 mètres)


Vendredi après-midi - « Les syndicalistes face à la guerre »

14h30 Jean-Paul Martin (historien) « Laurent Moulin : le parcours singulier d’un ouvrier chambonnaire, du syndicalisme révolutionnaire à l’Algérie »
15h Daniel Durand (président du CEDMO 42) « Ondaine : le sort des grévistes de 1917-1918 »
15h30 Jean-Michel Steiner (historien, président du GREMMOS) « L’Union départementale des syndicats ouvriers de la Loire à l’épreuve de la Grande Guerre (1910-1922) »
16h Débat
16h45 Fin de la première journée


Samedi matin - « Un paysage syndical transformé par le conflit »

8h30 Accueil des participants et du public
9h Maurice Bedoin (historien et géographe) « De la guerre à la guerre sociale ? Mineurs, métallos et cheminots en grève (1919-1920) »
9h30 Jean-Paul Bénetière (historien) « La naissance de la CFTC dans le bassin stéphanois : un »syndicat du juste milieu« dans une situation révolutionnaire »
10h Henry Destour (historien) « 1919-1924, émergence de nouvelles modalités d’organisation du mouvement ouvrier dans le bassin stéphanois : continuité ou table rase du passé ? »
10h30 Débat et conclusions des Rencontres
11h45 Fin de la seconde journée


Ressources en ligne

L’équipe du GREMMOS a mis en ligne une bibliographie spéciale sur la thématique des 4es Rencontres d’histoire ouvrière pour vous donner des idées de lecture

Accès à la Bourse du Travail
• Tramway
- Depuis le nord de Saint-Étienne, ligne 1 (Hôpital Nord – Solaure) et ligne 3
(Châteaucreux – Bellevue) : Arrêt Bourse du Travail
- Depuis le sud de Saint-Étienne, ligne 1 (Solaure - Hôpital Nord ) et ligne 3 (Bellevue - Châteaucreux) : Arrêts Anatole France ou Saint-Louis (Attention, l’arrêt rue des Creuses a été supprimé)
• Parking
- Place Albert Thomas, sauf samedi matin en raison du marché
- Parking couvert des Ursules

Vous pouvez visionner et télécharger le flyer complet en cliquant sur le lien suivant

Les relations entre les UD CFDT et CGT dans la Loire (1964-1984) (19 janvier 2017)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM à Saint-Étienne

Les relations entre les UD CFDT et CGT dans la Loire (1964-1984)

Avec Jean-Paul Bénetière et Alban Graziotin

Diffusion le jeudi 19 janvier 2017 à 12 heures, rediffusion le soir-même à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

Exposition « Images de vie, images de travail » au NEC

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Exposition « La Loire en 1914-1918. Un effort industriel exceptionnel »

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Exposition itinérante « La Loire en 1914-1918. Un effort industriel exceptionnel »
Organisée par l’ONAC-VG Loire

Aux Archives départementales de la Loire à Saint-Étienne du 3 au 31 janvier 2017
En association avec le GREMMOS
(entrée libre aux horaires d’ouverture des archives)

Au Musée d’histoire du XXe siècle d’Estivareilles du 16 février au 26 mars 2017

La crise de la CGT dans la Loire 1970-1990 (15 décembre 2016)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM

La crise de la CGT dans le département de la Loire entre 1970 et 1990

Avec Alban Graziotin et Jean-Paul Bénetière

Diffusion le jeudi 15 décembre 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

Conférence « Syndicalisme et politique : l’exemple de la Fédération des Mineurs de France (1880-1948) »

Conférence de Jean-Michel Steiner « Syndicalisme & politique : l’exemple de la Fédération des Mineurs de France (1880-1948) »
Le jeudi 8 décembre 2016
19 heures
Sorbiers, salle de l’Échappé


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Quand la mine chante... à Couriot le dimanche 27 novembre

Les grèves du retour à la paix dans la région stéphanoise, 1919-1920 (17 novembre 2016)

Émission mensuelle du GREMMOS sur DIO 89.5 FM

Les grèves du retour à la paix dans la région stéphanoise, 1919-1920

Avec Maurice Bedoin et Jean-Paul Bénetière
Diffusion le jeudi 17 novembre 2016 à 12 heures, rediffusion le soir à 19 heures et le lendemain matin à 8 heures

L’anniversaire des congés payés (16 juin 2016)

Diffusion sur DIO le jeudi 16 juin 2016 à 12h, rediffusion à 19h et le lendemain 8h

Troisième retour sur les 3e Rencontres d’histoire ouvrière (19 mai 2016)

Émission mensuelle du GREMMOS sur Radio DIO 89.5 FM
Le troisième jeudi du mois à 12h, rediffusion le soir même à 19h, le lendemain matin à 8h (puis au hasard de la grille de DIO)

Programme à venir

L’UD-CFTC/CFDT de la Loire. Mutation, développement et crise d’une organisation syndicale 1944-1988 (17 mars 2016)

À la veille de la présentation publique par Jean-Paul Bénetière de sa thèse de doctorat d’histoire (soutenue le 15 janvier 2016 à Rennes) à la maison de quartier du Soleil, l’émission mensuelle du GREMMOS du mois de mars propose une discussion de ce travail.

Avec Jean-Paul Bénetière.


L’étude porte sur la vie de l’Union Départementale de la Loire de la CFTC-CFDT. Cette Union Départementale fait partie depuis 1947 de la minorité de la CFTC et sort progressivement du «  milieu chrétien  » pour intégrer le monde ouvrier. Elle lutte contre la guerre d’Algérie, soutient la déconfessionnalisation de la CFTC, pratique l’unité d’action avec l’UD-CGT, beaucoup plus puissante qu’elle. Elle vit avec enthousiasme le mouvement de Mai-Juin 1968 et se réclame des «  trois piliers  » de la CFDT de 1970. Dans les années 1970, elle tente de susciter et d’appuyer le développement des luttes ouvrières et des différents mouvements de contestation. En 1974, beaucoup de ses militants adhèrent au parti socialiste que certains quittent rapidement.

En 1976, l’UD s’oppose à la confédération dans une «  contribution  » sur la transition au socialisme rejetée au congrès d’Annecy. De même, elle s’oppose au «  recentrage  » de 1978, avant d’accepter la «  resyndicalisation  » en 1979.

Mais depuis 1974, l’UD fait face à la crise économique qui entraîne chômage, et désyndicalisation à partir de 1977. Cette crise empire dans les années 1980 avec la rupture avec l’UD CGT et des conflits internes et avec la confédération l’amenant à l’inaction. En 1987, l’élection d’un nouveau secrétaire général permet un retour à l’action, mais l’UD reste incapable de conduire des actions de masse.

La thèse se propose de rechercher dans l’évolution de la confédération et la vie de l’UD, les éléments qui permettent de comprendre son développement de 1944 à 1973 et la crise profonde qu’elle connaît dans les années 1980. Elle vise à questionner l’évolution de la CFDT à travers quatre problématiques, celles de son identité, du recentrage, de la désyndicalisation et du rôle qu’elle joue dans l’ «  insubordination ouvrière  » dans les années 68.


« Petites mains » sur les ouvrières de Lejaby : entretien avec Thomas Roussillon, réalisateur (18 février 2016)

À la suite de la projection/rencontre du 26 janvier dernier autour du film « Petites mains », consacré aux ouvrières de l’usine de Lejaby d’Yssingeaux fermée (avant reprise) en janvier 2012, nous vous proposons la diffusion d’un entretien avec le réalisateur de ce film documentaire Thomas Roussillon.
Avec Jean-Paul Bénetière.

Diffusion sur Radio Dio le jeudi 18 février 2016 à 12 heures, rediffusion le même jour à 18 heures et le lendemain 8 heures.

Deuxième retour sur les 3e Rencontres d’histoire ouvrière (21 janvier 2016)

Émission RADIO DIO/GREMMOS du jeudi 21 janvier 2016

Les travailleurs immigrés dans l’industrie française dans les années 1970-80

Retour sur l’interventions de Jean-Paul Bénetière et Alban Graziotin, diffusion d’extraits de la soirée musicale avec Stefano Moscato et Manuel Mendes

Diffusion mensuelle en direct à 12h le 2ème jeudi (ou le 3ème) de chaque mois
Rediffusions le soir même à 19 heures et le lendemain matin 8 heures, autres : voir sur le site de Radio Dio

Thèses et mémoires (recension bibliographique)

La liste bibliographique en lien recense les différents mémoires et thèses de sciences humaines et sociales, à ce jour non publiés ou différant véritablement du volume édité, consacrés au bassin stéphanois, présentés dans les universités de Saint-Étienne, Lyon, Grenoble, Paris, etc. Les sujets retenus ne se limitent pas à la simple histoire ouvrière, et ouvrent sur des thématiques connexes et complémentaires. La liste est encore incomplète, et ne demande qu’à être nourrie de vos suggestions.

Vous pouvez également consulter les références des travaux de chercheurs étrangers réalisés sur l’histoire du bassin stéphanois en cliquant ici.